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Justin Trudeau doit démissionner

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Photo AFP Le premier ministre Justin Trudeau a plaidé pour un usage «prudent» de la liberté d’expression vendredi à Ottawa.

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Justin Trudeau doit démissionner. Il vient de cautionner le meurtre d’innocents en France par un tueur islamiste.

Trudeau a commencé par déclarer que la liberté d’expression n’était pas sans limites. Ce qui est exact. Il a ensuite illustré son affirmation en ajoutant qu’on ne pouvait pas crier au feu dans un cinéma bondé. C’est vrai. Mais en quoi publier une caricature de Mahomet provoque-t-il une panique dans un lieu clos? L’analogie est fausse.  

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Ensuite, Trudeau dérape complètement: il faudrait être conscient de l’impact de ses gestes sur d’autres et il ne faudrait pas chercher à blesser, inutilement ou de manière arbitraire, ceux avec qui on est en train de partager une société et une planète.

Excuse de violeur

Trudeau reprend exactement le même type d’argument que celui qu’utilisaient les violeurs pour justifier leurs actions immondes: je l’ai violée, mais c’est de sa faute parce qu’elle portait une jupe trop courte. Aucun tribunal civilisé n’accepte ce genre d’excuse.

Du reste, l’excuse de Trudeau est encore pire, parce qu’il n’y a aucun lien entre la décision d’Emmanuel Macron de distribuer des livres, avec entre autres des caricatures religieuses pour enseigner la liberté d’expression, et les pauvres personnes innocentes qui ont été assassinées.

C’est comme si un violeur disait: j'ai violé des femmes à Nice parce que celles de Paris portent des jupes courtes. L’excuse est doublement irrecevable.

Faut-il rappeler à M. Trudeau que la limite à la liberté d’expression n’inclut pas celle de tuer les gens avec lesquels on n’est pas d’accord? En aucun cas. Sans «mais», sans «si», sans «cependant».

C’est le propre d’une société démocratique que de régler les différends par la discussion. Au pire, on traîne des gens devant les tribunaux.

Pratiques des islamistes

Mais les islamistes, M. Trudeau, ne pensent pas ainsi. Quand ils sont à court d’arguments, ils tuent.

Et les islamistes sont rapidement à bout d’arguments. C’est pourquoi la première chose qu’ils font, lorsqu’ils prennent une ville ou un pays, est de brûler les bibliothèques et de massacrer les intellectuels et les artistes.

Ils mettent les arguments contre lesquels ils ne peuvent pas répondre dans la catégorie du blasphème. L’humour est une arme politique particulièrement dévastatrice. C’est ce qui explique que les caricatures contre la religion tombent dans la catégorie du blasphème.

M. Trudeau, allez donc en Iran, au Pakistan ou en Arabie saoudite dire aux gens qu’ils vous font de la peine parce qu’ils lapident à mort des chrétiens qui ont, selon eux, blasphémé. Ne partagent-ils pas la même planète? Ou alors votre mansuétude est-elle à sens unique?

Démissionnez

Vous, M. Trudeau, vous avez été élu parce que les Canadiens se sont battus pour la liberté d’expression et la démocratie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils se sont battus contre les nazis qui, eux aussi, trouvaient que leurs opposants avaient mérité d’être tués pour leurs propos. Plus récemment, nos soldats ont lutté contre les talibans et les combattants de l’État islamique.

En déclarant qu’il ne faut pas chercher à blesser inutilement — sous-entendant les islamistes —, vous cautionnez la logique liberticide et sanguinaire de ces mêmes islamistes.

Votre seule excuse est de ne pas vous être rendu compte, probablement, de la monstruosité qui est sortie de votre bouche. En effet, vous n’avez pas le calibre intellectuel requis pour être premier ministre.

Nous n’avons pas à subir un premier ministre qui trouve des excuses aux dictatures religieuses les plus horribles de ce monde: démissionnez.