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Le derby Lawrence bat son plein

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Photo AFP Trevor Lawrence brille depuis son arrivée à Clemson, lui qui a mené le programme à la conquête du championnat national universitaire en 2018.

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Les équipes qui meublent le sous-sol de la NFL ne le diront jamais ouvertement, mais déjà elles salivent à l’idée de mettre la main sur le quart-arrière Trevor Lawrence avec le premier choix au prochain repêchage. Certains évoquent par contre l’idée que l’espoir pourrait décider de rester une année de plus sur la scène universitaire, ce qui n’a pas beaucoup de sens.

Lawrence a fait parler de lui cette semaine parce qu’il sera temporairement sur la touche après avoir contracté la COVID-19. Selon toute vraisemblance, il sera rétabli sous peu et il n’est pas difficile d’imaginer le joueur étoile de l’Université de Clemson dans l’uniforme des Jets, qui demeurent la seule équipe dans la NFL qui est toujours en quête d’une victoire.

Or, voilà, des observateurs se plaisent déjà à prétendre que Lawrence devrait tout faire en son pouvoir pour tourner le dos à cette équipe si, en effet, elle boucle sa saison avec le premier choix tant convoité en poche.

C’est bien beau se payer la tête des Jets, mais ce serait là une décision qui défie toute logique.

D’une part, Lawrence n’a plus rien à gagner dans la NCAA, lui qui a déjà mené les siens à la conquête du championnat national.

D’autre part, considérant qu’il est perçu de manière quasi unanime comme le futur premier choix (sauf si Justin Fields vient brouiller les cartes), sa valeur ne peut plus augmenter auprès des équipes de la NFL. Dans ce contexte, un retour sur la scène universitaire en 2021 l’exposerait indûment à des risques de blessures.

Le cas des Manning

Plusieurs en ce moment font un parallèle plutôt boiteux avec les frères Manning. En 1997, Peyton Manning était identifié universellement comme le futur premier choix au repêchage. Justement, les Jets détenaient ce choix et Manning en avait surpris plus d’un en choisissant plutôt de retourner à l’Université du Tennessee.

Manning n’a cependant jamais pris cette décision en fonction de bouder les Jets. L’équipe qui l’a repêché en 1998, les Colts, en était justement une avec un historique encore plus triste.

D’autres suggèrent que Lawrence devrait plutôt faire le saut chez les professionnels, mais imiter l’autre Manning, Eli, qui avait annoncé son refus de porter les couleurs des Chargers. Ceux-ci détenaient le premier choix en 2004 et l’ont tout de même choisi avant de l’échanger aux Giants. Les joueurs qui empruntent cette voie sont toutefois rarissimes.

Pas pires que les autres

De toute évidence, les Jets n’ont rien de bien attrayant en ce moment, mais n’est-ce pas le cas, année après année, pour la vaste majorité des équipes qui détiennent le premier choix ? Quand une équipe repêche en premier, c’est qu’elle est forcément criblée de trous.

Les Jets sont effectivement risibles sur le terrain, mais un nouvel entraîneur-chef changera la philosophie de l’équipe l’an prochain. L’organisation bénéficie déjà de deux choix de première ronde en 2021, tout comme en 2022.

En supposant que les Jets repêchent Lawrence, ils pourraient obtenir encore plus de capital au repêchage en échangeant leur quart actuel, Sam Darnold. L’équipe figure aussi parmi celles qui ont la plus grande marge de manœuvre sous le plafond salarial afin d’apporter quelques améliorations rapides.

Si Lawrence est prêt à supporter la pression d’un aussi grand marché, les perspectives commerciales pourraient par ailleurs devenir grandioses pour ce bachelier en marketing.

Que ce soit chez les Jets ou avec toute autre équipe, Lawrence a tout intérêt à plonger, même si l’eau peut sembler trouble.

5 points à surveiller 

1. Les débuts de Tua

De retour de leur semaine de congé, les Dolphins font confiance au quart-arrière Tua Tagovailoa pour son premier départ dans la NFL après son brillant passage à l’Université de l’Alabama et la blessure à la hanche qui l’a tenu sur le carreau en 2019. Il s’agit seulement du quatrième quart-arrière que les Dolphins ont choisi en première ronde dans l’ère du Super Bowl, après Bob Griese (1967), Dan Marino (1983) et Ryan Tannehill (2012).

2. Rivalité épique

Les Steelers et les Ravens s’affrontent pour le sommet de la division Nord de la conférence américaine. Depuis 1999, les deux rivaux se sont disputé 46 matchs et les victoires ont été partagées à 23 de chaque côté. Les Ravens ont marqué 20,5 points par match en moyenne, contre 19,5 pour les Steelers. Les entraîneurs Mike Tomlin et John Harbaugh en seront à leur 25e affrontement en saison régulière, le plus haut total entre deux pilotes dans l’histoire. Harbaugh a légèrement le dessus (13-11).

3. Les Browns sans OBJ

Difficile de deviner de quoi auront l’air les Browns sans leur receveur Odell Beckham Jr. Selon NFL Research, le quart Baker Mayfield accomplit 59,9 % de ses passes avec 29 touchés et 27 interceptions quand OBJ est sur le terrain, contre 65,1 % de ses passes, huit touchés et une interception quand il n’y est pas. Par contre, Beckham a le don d’attirer l’attention de la défensive dans plusieurs facettes. Quand il est sur le terrain, les Browns courent pour 5,2 verges par portée, contre 3,9 quand il n’est pas en poste.

4. Patriots dans le pétrin

Avec une fiche de deux victoires et quatre défaites, les Patriots ne peuvent s’enfoncer davantage face aux Bills. La troupe de Bill Belichick a perdu ses trois derniers matchs, n’inscrivant pas plus que 12 points lors de chaque défaite, et l’attaque aérienne a régressé au 28e rang. La dernière séquence de quatre revers des Patriots remonte à octobre 2002. Toutefois, les Patriots ont remporté 35 de leurs 39 derniers duels contre les Bills.

5. Le retour d’Auclair

Rien n’a été confirmé, mais il est possible que l’ailier rapproché québécois Antony Auclair effectue son retour au jeu demain soir face aux Giants. L’ancien du Rouge et Or a été blessé au mollet dès le premier match de la saison et est sur la touche depuis. L’entraîneur-chef Bruce Arians a mentionné qu’il avait vraiment progressé à l’entraînement et il est permis de croire que le Beauceron pourrait renouer avec l’action.