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Conflit verbal entre le maire et une employée à la mairie de Saint-Norbert: la police intervient

Conflit verbal entre le maire et une employée à la mairie de Saint-Norbert: la police intervient
Photo Courtoisie, Municipalité de Saint-Norbert

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Une employée d’une petite municipalité de Lanaudière a dû appeler la police, lundi matin, pour que le maire de l’endroit finisse par quitter son bureau.

«Les portes de mon bureau étaient fermées, il a ouvert une porte et il s’est assis devant moi sans prendre de rendez-vous», a raconté à l’Agence QMI Caroline Roberge, la directrice générale de Saint-Norbert, ajoutant qu’elle a dit au maire, Michel Lafontaine, que ça prenait un rendez-vous pour la rencontrer et qu’elle avait une rencontre à 10h.

«Il ne voulait plus sortir de mon bureau, je lui ai dit que j’appellerais la police et il m’a dit de l’appeler», a souligné Mme Roberge. Peu avant 10h, elle a donc appelé la police.

Jean-Raphaël Drolet, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ) dans la région de Lanaudière, a confirmé que son corps policier avait reçu «un appel ce matin [lundi] pour un conflit verbal entre deux personnes dans un édifice de la rue Laporte à Saint-Norbert», sans toutefois donner l’identité des deux personnes et sans confirmer qu’il s’agissait de l’hôtel de ville.

«Le policier sur place a discuté avec les deux parties et ils en sont venus à une conclusion pour régler leur conflit, a expliqué M. Drolet. Il n’y a pas eu d’expulsion.»

Stéphane Funaro, maire suppléant de Saint-Norbert, n’était pas présent durant les événements, mais a confirmé, comme Mme Roberge, que l’incident était survenu à l’hôtel de ville et que le maire était impliqué.

«On m’a dit que la police a dû convaincre le maire et que ç’a été long, a dit M. Funaro. Ils ont dû appeler des renforts.»

M. Funaro a aussi expliqué que le conseil municipal va envoyer l'information à la Commission municipale du Québec (CMQ) et qu’une injonction sera demandée pour protéger la directrice générale.

«C’est compliqué de faire avancer les dossiers de la municipalité avec [le maire] Michel Lafontaine, a-t-il ajouté, alors que le maire refuse notamment de communiquer par courriel. On ne connaît pas ses intentions.»

Les six conseillers municipaux de Saint-Norbert ont adopté, le 16 octobre dernier, une motion de blâme et de «non-confiance» à l’endroit du maire Lafontaine, demandant la démission de ce dernier pour plusieurs raisons. Les conseillers reprochent au maire, entre autres, de ne plus venir «travailler au bureau municipal depuis le 4 février 2020».

Une autre motion, également adoptée le mois dernier, a retiré au maire son bureau à l’hôtel de ville, le déplaçant au chalet des loisirs.

Joint par l’Agence QMI, le maire Lafontaine a affirmé qu’il s’est présenté à l’hôtel de ville, lundi matin, pour reprendre son bureau.

«Mme Roberge n’a pas voulu parler avec moi et elle a fait venir la Sûreté du Québec», a-t-il confié.

«Je ne pense pas que le maire va rester dans un fond de cour, a-t-il dit, alors qu’il avait voté contre la décision du conseil municipal de l’envoyer au chalet des loisirs. C’est niaiseux, de vrais enfants d’école.»

M. Lafontaine a aussi dit qu’il avait avisé le conseil de sa présence à l’hôtel de ville pour la date du 2 novembre.