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Horreur dans le Vieux-Québec: Girouard décrit comme un élève solitaire et étrange

Des camarades de classe ont confié qu’il aimait se faire qualifier de «guerrier»

L'accusé Carl Girouard
Photo courtoisie L'accusé Carl Girouard

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Le jeune homme accusé d’avoir perpétré les attaques meurtrières au sabre japonais dans le Vieux-Québec avait laissé à ses compagnons de classe le souvenir d’un individu étrange, solitaire et parfois imprévisible.

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L’annonce de l’arrestation de Carl Girouard a semé la consternation parmi les gens de la promotion 2013 de l’école secondaire des Patriotes de Saint-Eustache.

Personne n’aurait cru le jeune homme de 24 ans capable de commettre de telles atrocités, selon ceux avec qui Le Journal a pu s’entretenir.

« C’est sûr que ça surprend, on ne peut jamais s’imaginer que quelqu’un qu’on a connu va faire des gestes comme ça. Ce n’était pas quelqu’un de violent, mais il était assez réservé », fait valoir un ancien camarade de classe.

Comme toutes les personnes jointes, il a requis l’anonymat pour se confier, ne voulant pas être associé au geste de cet individu perturbé.

Tous les anciens étudiants de son école s’entendent pour dire qu’il s’agissait d’un individu « étrange, mais pas méchant ».

Plusieurs ont rapporté que Girouard avait comme surnom « le guerrier » ou « warrior ». Avec le recul, ils se demandent si ça n’a pas un lien avec les agressions dont il est accusé.

« Il disait souvent : “appelez-moi warrior” ou “j’suis un guerrier”. C’était comme un running gag, tout le monde l’appelait comme ça. Il avait l’air de vraiment aimer ça. Il faisait des mouvements de combat en l’entendant », relate un camarade de classe.

Girouard avait même fait un projet, dans un cours d’arts plastiques, qu’il avait intitulé « Warrior bedroom », ou « la chambre du guerrier », selon une photo publiée par un ancien collègue.

Des camarades du secondaire ont rapporté qu’il se faisait appeler « le guerrier », comme en témoigne son projet en arts plastiques, qu’il avait intitulé « Warrior bedroom », ou « la chambre du guerrier ».
Photo courtoisie
Des camarades du secondaire ont rapporté qu’il se faisait appeler « le guerrier », comme en témoigne son projet en arts plastiques, qu’il avait intitulé « Warrior bedroom », ou « la chambre du guerrier ».

« Il a dû passer entre les craques »

« Ça pouvait lui arriver d’être agressif et colérique, mais rien de majeur. Il avait peut-être un trouble du comportement. Il était suivi par une éducatrice spécialisée. Moi, ça me fait dire qu’il a dû passer entre les craques, qu’il aurait vraiment fallu plus de ressources en santé mentale pour l’accompagner », soutient une autre étudiante, qui le décrit comme « un garçon spécial, gentil, mais solitaire ».

Aucune trace

Après le secondaire, tout le monde a perdu sa trace, car Carl Girouard semble absent des réseaux sociaux.

Rencontrée dans l’immeuble où il résidait, à Sainte-Thérèse, une voisine l’a décrit comme un voisin calme, qui ne recevait jamais personne chez lui, mais visitait régulièrement son frère, qui habite dans un appartement situé de biais avec le sien. « Ils semblaient bien s’entendre », croit-elle.

Elle le décrit comme un jeune homme « renfermé ». « Les rideaux étaient toujours fermés dans son appartement. J’entendais parfois du bruit à 23 h, 1 h, 3 h du matin. Il avait l’air de vivre la nuit et dormir le jour », a expliqué Sandra Madden.

Les proches de l’accusé ont refusé hier de commenter la tragédie, mais ont dit qu’ils feraient une déclaration dans les prochains jours.