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Négociations avec les infirmières: des avancées majeures, selon la FIQ

hôpital Pierre-Boucher
Photo d'archives

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Les négociations entre Québec et les infirmières ont connu des «avancées majeures», selon leur syndicat, qui affirme avoir fait des gains sur le front des ratios infirmières-patients et sur la création de postes à temps plein.

Dans un bulletin de communication destiné à ses membres, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) affirme percevoir un déblocage important à la table de négociations.  

«Pour la première fois depuis le début de la négociation nationale des conditions de travail des professionnelles en soins, il y a un an déjà, le gouvernement fait des concessions importantes sur les demandes syndicales», écrit le syndicat.  

Ces progrès ont eu lieu sur deux fronts, selon la FIQ. D’une part, elle affirme avoir obtenu des concessions sur l’implantation de ratio de professionnelles en soins-patients en CHSLD.  

«En CHSLD et dans les établissements privés conventionnés, le gouvernement admet qu’il doit mettre en place une norme permettant d’établir une équipe de soins suffisante pour offrir quotidiennement tous les soins adéquats aux patients. 

«L’application de cette norme toucherait les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes», écrit le syndicat.  

Ensuite, la FIQ affirme que Québec s’est engagé pour la création de postes à temps complet stables. Le gouvernement «accepte de rehausser à temps complet toutes les professionnelles en soins qui travaillent dans les centres d’activité opérants 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, incluant les CHSLD», selon la fédération.  

Dans sa note aux membres, le syndicat lie ce déblocage aux manifestations qui ont eu lieu sur des ponts à Québec et à Montréal, il y a une dizaine de jours.  

Ratios

La FIQ réclame depuis un peu plus de deux ans la création de ratios afin d’imposer un maximum de patients qui peuvent être pris en charge par une infirmière et ses collègues dans un CHSLD. En janvier 2018, la publication d’une infirmière en pleurs, Émilie Ricard, avait exposé la réalité des quarts de travail en CHSLD. La jeune femme de 24 ans avait dû s’occuper d’environ 76 patients la nuit précédente. Elle était alors la seule infirmière sur l’étage.  

Après un projet-pilote de ratios infirmières-patients lancé sous le précédent gouvernement, l’administration caquiste n’a pas encore donné le feu vert pour étendre ce concept dans l’ensemble des établissements.   

Réduire la charge de travail

Au lendemain des manifestations des infirmières, fin octobre, le premier ministre François Legault avait dit comprendre leur «fatigue» et leur frustration. «Je suis ouvert à toutes les solutions pour réduire la surcharge de travail des infirmières», avait-il déclaré en point de presse.  

«Mais on ne peut pas à la fois faire des efforts financiers pour réduire la surcharge de travail et donner des augmentations de salaire plus élevées que l’inflation», avait-il toutefois prévenu. 

La convention collective des infirmières est échue depuis le mois de mars. 

Au cabinet de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, on a refusé de commenter les déclarations de la FIQ. «Nous souhaitons une entente le plus rapidement possible», a simplement déclaré son attaché de presse.