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Sclérose en plaques: écarts dans les évaluations d’aptitude à la marche

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CAPTURE D'ÉCRAN / AGENCE QMI

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Des lacunes dans l’évaluation de l’aptitude à la marche des personnes atteintes de sclérose en plaques pourraient nuire à la mise au point de thérapies et de traitements, selon une étude montréalaise.  

L’étude de l’Université McGill publiée dans l’International Journal of MS Care s’est focalisée sur les écarts observés entre l’évaluation clinique de la capacité à marcher et l’exécution de la marche en situation réelle. 

Après avoir soumis plus de 100 personnes atteintes de sclérose en plaques au test de marche de six minutes, des chercheurs ont constaté que des malades marchaient mieux à la clinique que dans des conditions réelles.  

Ces essais tiennent compte de deux indicateurs que sont la vitesse et la distance parcourue pendant un temps donné. 

«Les essais cliniques qui ne portent que sur quelques secondes ou minutes risquent de mener à une mauvaise évaluation du stade de la maladie», a indiqué, lundi dans communiqué, Nancy Mayo, titulaire d’une chaire James-McGill à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie.

«Il peut arriver que des personnes à faible capacité fonctionnelle aient, de temps en temps, une meilleure mobilité dans leur environnement habituel», a ajouté la Pre Mayo. 

«Nous voulions nous pencher sur les divergences importantes remarquées entre les évaluations cliniques et le comportement en situation réelle pour les personnes atteintes» de sclérose en plaques, a expliqué Kedar Mate, doctorant en sciences de la réadaptation.

Les résultats de l’étude pourraient aider à mieux comprendre l’importance de la marche pour les personnes atteintes de sclérose en plaques.