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Un bel alliage de théâtre et de musique

Relecture réussie du Petit Prince de Saint-Exupéry

Le Petit Prince
Photo courtoisie, Yves Renaud Sophie Desmarais, le chef Yannick Nézet-Séguin et Renaud Lacelle-Bourdon.

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Présenté en webdiffusion, par le Théâtre du Nouveau Monde et l’Orchestre Métropolitain, Le Petit Prince mélange habilement théâtre et musique. Une relecture de qualité et qui fonctionne.

Après Pierre et le loup, le TNM et l’OM récidivent avec une deuxième collaboration au cours de cette saison automnale sans spectateurs. Le Petit Prince est en ligne jusqu’à dimanche.

Ce conte d’Antoine de Saint-Exupéry, connu de tous, raconte une histoire d’amitié entre un petit garçon et une rose et de rencontres qui se déroulent sur différentes planètes.

Renaud Lacelle-Bourdon joue avec émerveillement, candeur et sensibilité le petit habitant de l’astéroïde B612. Il est parfait dans ce rôle.

Sur scène, les comédiens évoluent autour d’un groupe de cinq musiciens de l’Orchestre Métropolitain, qui lancent le spectacle sous la direction du chef Yannick Nézet-Séguin.

Ils proposent de belles insertions musicales écrites par le compositeur Éric Champagne. C’est tout en douceur, en subtilité et bien intégré. On les voit tout au long du spectacle de 60 minutes. Ils sont même actifs à certains moments grâce à des trouvailles mises en place par Sophie Cadieux, qui signe la mise en scène.

Qualité

La captation est de qualité et réussie. Le spectateur a droit à plusieurs angles de caméras. On s’approche des comédiens et des musiciens et l’objet n’est jamais dénaturé. On sait que c’est du théâtre. 

Tout au long de son périple, Le Petit Prince fait plusieurs rencontres. Il croise des personnages interprétés par Benoît Brière, Jean-François Casabonne, Sophie Desmarais, Fayolle Jean et Victor Andres Trelles Turgeon. 

La distribution est de qualité et on assiste à de belles rencontres, lorsque Le Petit Prince se retrouve en présence de l’aviateur, de l’ivrogne, de la rose, du renard et de l’allumeur de réverbères.

La production offre un bel équilibre entre le théâtre et la musique. Le croisement est bien dosé et permet de redécouvrir, de belle façon, ce conte célèbre. Surtout avec ce que l’on vit en ce moment.