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Une saison de rêve pour Makonzo

Après une blessure subie la saison dernière, le secondeur connaît du succès

Enock Makonzo
Photo courtoisie, Coastal Carolina Athletics Auteur de 36 plaqués, dont six pour des pertes, et deux sacs, le Québécois Enock Makonzo estime qu’il peut faire mieux.

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Enock Makonzo vit une saison de rêve jusqu’à présent après avoir loupé ses débuts dans la NCAA l’an dernier en raison d’une sérieuse blessure à un genou.

Tant sur le plan individuel où il est un membre important de l’unité défensive que collectif où la formation de la Conférence Sun Belt n’a pas encore connu les affres de la défaite en six rencontres, le secondeur des Chanticleers de Coastal Carolina vit son rêve de la NCAA à fond après avoir dû emprunter le chemin d’un Junior College.

« Notre mot d’ordre comme équipe est d’imposer le respect sur la scène nationale, a expliqué l’ancien porte-couleurs des Spartiates du Vieux Montréal, mercredi, lors d’une conférence téléphonique avec les médias canadiens. Plusieurs nous regardaient de haut au cours des dernières saisons et c’est encore le cas cette année. On veut envoyer un message clair. Malgré notre fiche, nous sommes encore en mission avec cinq parties à disputer. »

La 15e place des Chanticleers au dernier classement national de l’Associated Press est la meilleure dans l’histoire d’une équipe de la Conférence du Sun Belt. 

« Oui c’est surprenant de se retrouver en 15e place et on se réjouit de la situation, mais notre objectif est de gagner le championnat de notre Conférence, souligne-t-il. C’est un très beau sentiment d’être les premiers à réussir quelque chose et d’ouvrir la voie pour les autres. Ça procure une grande énergie à toute l’équipe. D’un autre côté, ce n’est pas surprenant d’avoir une telle fiche puisqu’on travaille avec cet objectif en tête depuis janvier après avoir connu une saison difficile en 2019. »

Blessure sérieuse

Partant dès son premier match dans la NCAA l’an dernier, Makonzo est tombé au combat le 7 septembre dès les premiers jeux de la seconde rencontre contre Kansas. Une déchirure du ligament croisé antérieur du genou gauche a mis fin abruptement à sa saison. « Je m’étais vraiment préparé fort pour ma première saison en travaillant comme un fou et ce fut vraiment difficile mentalement, exprime-t-il. J’ai été démoralisé un instant. Ça me touchait de ne pas pouvoir aider l’équipe. J’avais le choix de revenir plus fort ou d’être un joueur moyen. J’ai tout fait ce qui était possible dans ma réhabilitation parce que je voulais avoir un impact à mon retour. »

Chemin atypique

Rêvant depuis toujours à la NCAA, Makonzo a essuyé une première rebuffade au terme de son parcours collégial avec les Spartiates. Aucune équipe de la NCAA ne lui a soumis une offre. Il s’est alors tourné vers l’Institut militaire du Nouveau-Mexique où il s’est retrouvé dans un environnement fort différent.

« Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais et c’était flou, mais j’ai décidé de me lancer pour tenter de réaliser mon rêve d’évoluer dans la NCAA, explique-t-il. Il y a eu de l’intérêt après mon parcours collégial, mais personne n’a voulu me donner une chance. J’ai trouvé une alternative. »

« Je pourrais parler de mon expérience à l’Institut militaire pendant des semaines, mais tu dois le vivre pour vraiment réaliser c’est quoi, résume le secondeur de 5 pi 11 po et 195 livres. C’est vraiment différent. Tu te lèves tous les matins à 5 h 30 ; il n’y a pas de fin de semaine ; tu as des formations militaires à faire chaque matin ; et il y a un couvre-feu. Ça marche à leur façon ou tu prends la porte. »

Ses deux années au Nouveau-Mexique lui ont ouvert les portes de la NCAA. 

« South Alabama et UMass m’ont soumis des offres, précise le frère du maraudeur Ethan des Carabins de l’Université de Montréal avec qui il discute chaque jour, mais c’est Coastal Carolina qui m’a démontré le plus d’amour. »