/finance/business
Navigation

Bombardier devra encore sabrer

Elle fait par ailleurs l’objet d’une enquête pour corruption au Royaume-Uni

GEN- CONFÉRENCE DE PRESSE BOMBARDIER ST-LAURENT
Photo d'archives, Martin Alarie Un jet d’affaires fabriqué par Bombardier. L’entreprise ne sera bientôt plus qu’un fabricant de ce type d’aéronef, après la vente de la division ferroviaire à Alstom.

Coup d'oeil sur cet article

La pandémie a coûté 2,3 milliards $ US (plus de 3 milliards de dollars canadiens) à Bombardier jusqu’ici et, pour survivre, la multinationale surendettée devra encore réduire ses dépenses et supprimer des emplois. 

• À lire aussi: Bombardier fait l’objet d’une enquête pour corruption en lien avec un contrat en Indonésie

• À lire aussi: Bombardier renoue avec la rentabilité

« Notre structure de coûts aujourd’hui, elle est beaucoup trop imposante pour la grosseur de business qu’on va avoir », a déclaré jeudi le grand patron de Bombardier, Éric Martel.

Le dirigeant n’a pas voulu s’avancer sur le nombre de postes qui pourraient disparaître. Il a confié qu’environ 70 salariés de Bombardier et une trentaine de consultants d’une firme externe passaient actuellement au peigne fin les dépenses de l’entreprise. 

M. Martel a assuré que l’avenir des trois usines aéronautiques de Bombardier au Québec n’était pas menacé. Il a toutefois indiqué que la taille de la plus grande d’entre elles, située dans l’arrondissement montréalais de Saint-Laurent, pourrait être réduite.

Même si des lobbyistes de Bombardier ont récemment pris contact avec Québec pour un éventuel soutien financier, Éric Martel ne pense pas avoir besoin d’aide gouvernementale à court ou même à moyen terme, à moins que la crise sanitaire ne s’aggrave sérieusement.

Trimestre rentable

Bombardier a renoué avec la rentabilité au troisième trimestre, enregistrant des profits nets de 192 millions de dollars américains (plus de 250 millions de dollars canadiens). Ceux-ci sont toutefois issus de sa division ferroviaire, qui sera bientôt cédée à Alstom.

En aviation d’affaires, le carnet de commandes a fondu de 15 % pour se chiffrer à 12,2 milliards de dollars américains (plus de 15,9 milliards de dollars canadiens). 

Bombardier livre actuellement plus d’avions qu’il n’en vend, une situation qui devrait durer encore un certain temps, a prévenu M. Martel.

« Le niveau d’activité est extrêmement encourageant et nous voyons les prix de vente revenir [à la normale] tranquillement », s’est-il réjoui.

Les revenus trimestriels de Bombardier ont fléchi de 5,3 % pour atteindre 3,5 milliards de dollars américains (plus de 4,5 milliards $ CA).

« On va collaborer »

Bombardier a par ailleurs révélé jeudi faire l’objet d’une enquête pour corruption du Serious Fraud Office du Royaume-Uni en lien avec la vente d’avions CRJ1000 au transporteur indonésien Garuda, en 2012.

« On est très ouverts. On va collaborer à l’enquête, on va leur fournir l’information dont ils ont besoin », a insisté Éric Martel. 

Bombardier au 3e trimestre  

  • Profits nets : 192 millions $ US  
  • Revenus totaux : 3,5 milliards $ US  
  • Revenus tirés des avions d’affaires : 1,2 milliard $ US (en hausse de 10 %). 
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.