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Le Noël des «cassés»

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Personne ne songe à se plaindre de l’aspect commercial de Noël cette année parce que tout le monde a trop pitié des pauvres commerçants qui ont plus que jamais besoin de leur manne annuelle pour espérer survivre aux attaques croisées du coronavirus et d’Amazon.

Comme si tout le Québec avait écouté la suggestion du maire Régis Labeaume qui veut éclairer les nuits pour ragaillardir la population blasée du confinement, les décorations de Noël sont apparues immédiatement après l’Halloween un peu partout dans nos villes.

Dès lundi, le centre-ville de Montréal commençait à se parer. En fait, sur une place d’Hochelaga, le sapin lumineux était dressé avant même que l’Halloween ait lieu et les petits monstres en quête de bonbons ont pu défiler sous ce décor de Noël précoce. Mais derrière ces lumières et ces vitrines éclatantes se cache un grand désespoir !

Mauvais augure

Plusieurs commerces québécois tomberont au combat à la fin de la prochaine saison des Fêtes, qui ne sera probablement pas très festive, avec des consommateurs moroses, aux poches vides ou pessimistes et soucieux de ne pas gaspiller. 

Un sondage commandé par le Conseil québécois du commerce de détail, publié hier dans ce journal, révèle un pessimisme inouï, qui augure mal. Les Québécois savent bien que l’endettement préconisé par les Trudeau et cie devra être remboursé. Déjà, La Baie a fermé cinq de ses étages.

Grincheux

Le Grincheux l’emportera sur le père Noël cette année. À Montréal, à Sherbrooke, à Granby – et dans combien d’autres villes ? –, les défilés ont été annulés. Les enfants verront le bonhomme rouge à barbe blanche de loin, sans pouvoir s’asseoir sur ses genoux.

Pour la première fois de ma vie, lorsque je chaufferai ma carte de crédit chez un détaillant québécois, j’aurai l’impression de commettre un acte citoyen utile à la société. Assurez-vous donc cette année que votre panier soit « bleu » pour aider nos commerçants à surmonter leurs « bleus ».