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Sprint final pour le procès de Rozon pour agression

L’homme d’affaires est accusé d’avoir violé une femme il y a 40 ans­­­

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Photo d'archives Arrivée de Gilbert Rozon, le 15 octobre dernier, au palais de justice de Montréal.

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Le procès de Gilbert Rozon entre dans sa dernière ligne droite vendredi, avec les plaidoiries finales des avocats qui présenteront deux portraits diamétralement opposés du magnat déchu de l’humour.

D’un côté, une femme affirme avoir été violée dans son sommeil par le fondateur de Juste pour rire, dans une maison des Laurentides il y a 40 ans. 

De l’autre, Rozon assure être « absolument » innocent. Ce serait plutôt la femme qui se serait mise « à califourchon » sur lui pendant qu’il dormait.

« Je n’inventerais pas une histoire comme ça, c’est la vérité, c’est ce que j’ai vécu », avait affirmé l’accusé de 65 ans lors de son témoignage, il y a trois semaines au palais de justice de Montréal.

Face à deux versions totalement contradictoires, c’est la juge Mélanie Hébert qui devra trancher. 

Et pour cela, elle écoutera attentivement les avocats qui ont eu trois semaines pour se préparer, notamment en réécoutant les témoignages entendus au procès afin d’y déceler chaque contradiction qui pourrait faire pencher la balance en leur faveur.

Elle accuse

Selon la plaignante, qu’on ne peut nommer sur ordre de la cour, le viol qu’elle a subi remonte à 1980, alors qu’elle travaillait dans une station de radio des Laurentides.

Rozon l’avait alors invitée à aller en discothèque, mais il aurait ensuite utilisé un subterfuge pour l’entraîner dans une maison et lui faire des avances. 

La femme assure avoir repoussé l’homme d’affaires.

« Il y a eu du tiraillement, le bouton de ma chemise a foutu le camp, a-t-elle expliqué à la juge Mélanie Hébert lors de son témoignage. Je me suis débattue, je lui ai dit d’arrêter. »

La plaignante serait toutefois restée dormir sur place et c’est au petit matin qu’elle dit s’être réveillée alors que Rozon la violait.

Il nie

Reconnaissant avoir fait des avances à la femme, Gilbert Rozon a toutefois assuré avoir respecté le consentement et avoir arrêté quand la femme s’est « raidie », pour ensuite aller dormir, et se réveiller pendant que la femme était sur lui.

« Je me suis laissé faire, j’ai pris mon plaisir, a-t-il résumé. J’ai accepté mon sort parce que ça m’arrangeait. »

L’audience de vendredi devrait durer toute la journée. La juge prendra ensuite sa décision en délibéré avant de rendre son verdict.

La réplique

Parallèlement à son procès criminel, Gilbert Rozon a intenté une poursuite en diffamation contre les animatrices Julie Snyder et Pénélope McQuade.

Celles-ci l’ont accusé d’être un agresseur sexuel durant une émission de La semaine des 4 Julie, en septembre, à la station de télé Noovo. 

Il leur réclame 450 000 $.

L’homme d’affaires fait également face à une action collective des Courageuses, un regroupement de femmes qui lui réclament plus de 10 millions $ pour les agressions qu’elles disent avoir chacune subies entre 1982 et 2016. 

Elles ont été déboutées en Cour d’appel, mais ont demandé l’autorisation d’être entendues en Cour suprême.

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