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Transition réussie

Aboubacar Sissoko a connu une bonne première saison professionnelle à Halifax

Sissoko
Photo courtoisie Aboubacar Sissoko s’est très bien tiré d’affaire à sa saison recrue avec les Wanderers de Halifax.

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À 25 ans, Aboubacar Sissoko a fait son entrée dans le soccer professionnel dans une année qui n’a rien d’ordinaire.

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L’ancien Carabin de l’Université de Montréal a d’abord participé au camp d’entraînement des Whitecaps de Vancouver avant de dénicher un contrat avec les Wanderers de Halifax, de la Première ligue canadienne.

« Dans la vie, j’ai eu des défis plus difficiles à relever, alors ce n’était qu’un défi de plus », dit-il au bout du fil.

Il fait ici référence au décès de sa mère, Yacine, en mai dernier. Celle-ci n’a donc pas eu la chance de le voir remporter le titre d’athlète masculin de l’année au sport universitaire canadien et réussir sa transition dans les rangs professionnels.

En effet, Sissoko a assez bien fait à sa première saison à Halifax pour être nommé au sein du XI de l’année de la Première ligue canadienne.

Chemin différent

Sissoko est un autre bel exemple que plusieurs chemins peuvent mener au soccer professionnel et c’est ce qui fait la beauté de ce sport.

« J’ai commencé à jouer sérieusement quand je suis rentré à l’université, a-t-il rappelé. Ce sont généralement les personnes qui ont un parcours atypique qui arrivent à avoir une belle carrière. »

Il a tout de même eu un flirt avec Lorient, en France. Il a aussi évolué dans les rangs AAA au Québec et a même porté les couleurs de Saint-Hubert, dans la Première ligue de soccer du Québec.

Ce diplômé en Économie a donc vécu toutes les formes d’adversité, de sorte que ce n’est pas une petite pandémie qui allait l’abattre. 

Merci à ses coéquipiers

C’est donc dans une saison qui a pris la forme d’un tournoi, les Island Games, que Sissoko a disputé sa première saison dans la PLC. Celle-ci s’est terminée par une défaite en finale contre Hamilton.

« D’un côté, ç’a été formateur, mais je connais ma qualité mentale. Ça m’a vraiment forgé et ça m’a vraiment rendu plus fort », dit-il de cette année atypique.

« Personnellement, c’était plutôt pas mal sur le terrain, je le dois à mes coéquipiers qui m’ont facilité la tâche. »

« J’ai aussi eu une présaison complète avec Vancouver, ça m’a beaucoup aidé.

« D’un point de vue footballistique, la transition s’est fait assez facilement parce que quand j’étais à l’U de M, 80 % des joueurs avaient la qualité pour jouer en PLC. »

Attente

Sissoko est de retour à Montréal depuis quelques semaines et continue de s’entraîner en attendant de savoir ce que l’avenir lui réserve.

« Je ne sais pas ce qui va se passer l’an prochain, mon contrat se termine en janvier. Ils veulent prolonger et on va s’asseoir avec eux, c’est une bonne ville et un bon environnement », souligne-t-il au sujet de Halifax, qui a déjà confirmé être en pourparlers pour conserver ses droits l’an prochain.

Il espère que ses performances au cours de l’été lui auront permis d’ouvrir certains yeux.

« Peut-être que les Island Games m’auront ouvert des portes. »

Petit Québec

On pourrait dire que les Wanderers ont été une sorte de petit Québec puisqu’on y retrouvait pas moins de sept joueurs issus de la Belle Province.

« On avait un bon groupe, on était tous des amis. Ç’a facilité l’intégration, il y a un côté francophone et les Québécois sont généralement considérés comme des bons gars. »

Il ajoute que c’est un peu normal en raison de la qualité des joueurs formés au Québec.

« Montréal est probablement l’endroit où il y a le plus de qualité, alors on a fait de l’exportation. Ç’a beaucoup aidé l’équipe à avoir de bons résultats. »

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