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La fin d’un beau parcours pour Guillaume Marx avec Félix Auger-Aliassime

L’entraîneur français revient sur son association avec le joueur de tennis québécois

Guillaume Marx et Félix Auger-Aliassime se sont quittés en « très bons termes » après une association couronnée de succès.
photo d'archives, Agence QMI Guillaume Marx et Félix Auger-Aliassime se sont quittés en « très bons termes » après une association couronnée de succès.

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Même s’il croit qu’il y avait «moyen d’avancer encore un peu» dans son association avec Félix Auger-Aliassime, Guillaume Marx est serein avec la décision du tennisman québécois, qui a choisi de se séparer de son entraîneur, plus tôt cette semaine. Pour Marx, c’est la fin d’une aventure de six ans durant laquelle il estime avoir énormément appris. 

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L’actuelle 21e raquette mondiale, éliminée en début de semaine au premier tour du Masters 1000 de Paris-Bercy, a annoncé sur les réseaux sociaux jeudi que les deux hommes prenaient des chemins différents, rendant hommage au passage à l’entraîneur français pour l’apport qu’il a eu tant sur le plan tennistique que celui de l’être humain qu’est devenu Auger-Aliassime. 

Fraîchement de retour à Montréal, vendredi, Marx a avoué que le scénario de la séparation n’avait pas vraiment été discuté dans les dernières semaines. Il n’a toutefois pas rechigné bien longtemps, se doutant que ce moment allait arriver tôt ou tard. 

«C’est une décision qu’a prise Félix. Vous savez, à chaque fin de saison, on se pose la question à savoir si on est la bonne personne et si on a la bonne équipe pour la saison suivante. On se la pose en permanence.»

«La fin est inévitable à un moment donné et on savait que ça approchait. Ça se finit en très bons termes. Nous étions dans une bonne passe et je pense qu’il y avait moyen d’avancer encore un peu, mais Félix a pris les devants en vue de la saison suivante pour amener un peu de sang neuf et c’est très bien comme ça. Il pense qu’il lui fallait un nouveau message. Je ne suis pas inquiet pour la suite dans son cas», a révélé le Français d’origine au lendemain de l’annonce, en entrevue téléphonique avec Le Journal.

Association fructueuse 

Une chose est sûre, cette longue association a été bénéfique pour le joueur de 20 ans, qui a atteint le 17e échelon mondial sous la férule de Marx et de Frédéric Fontang, qui continuera pour sa part de travailler avec Auger-Aliassime. Depuis avril, le résident de Monaco assume tous les frais liés à sa carrière.

Si son premier titre sur le circuit de l’ATP se fait toujours attendre après six finales, dont trois en 2020, le prodige québécois a gravi les échelons à un rythme effréné au cours des dernières années après un passage remarqué au niveau junior, où il avait notamment été couronné en Grand Chelem. 

«Je suis vraiment fier de la longévité et de la confiance qu’il m’a faite toutes ces années. C’est rare sur le circuit qu’on voie cette confiance [durer] aussi longtemps. De partir du 400e rang jusqu’au top 20, ça a été une aventure incroyable et probablement que je ne revivrai jamais ça, du moins, je n’en suis pas sûr du tout», a reconnu Marx.

Encouragé par les succès d’Auger-Aliassime cette saison (fiche de 23-17), Marx est bien placé pour affirmer que sa progression est loin d’être terminée. En attendant de constater le tout à distance, il a dressé les aspects qui l’ont impressionné chez son ancien protégé.

«Son comportement et sa capacité de travail sont quand même très élevés. On ne peut pas faire ce qu’il a fait sans ça et sans sa capacité d’affronter des obstacles. Il est très réfléchi, on avait beaucoup de discussions. Dans son jeu, il y a sa puissance, son coup droit et il a développé une grosse première balle. Tout petit, son service n’était pas son fort, mais il est maintenant un des meilleurs serveurs au monde», a souligné l’entraîneur.

La suite

Marx est d’avis que l’équipe d’Auger-Aliassime pourra dresser une longue liste de successeurs potentiels. Rien ne presse toutefois puisque la saison tire à sa fin. Le Québécois participera au dernier tournoi officiel de l’année la semaine prochaine à Sofia, en Bulgarie. 

«À terme, je suis convaincu qu’il va embaucher quelqu’un. Il va prendre son temps pour bien choisir la personne, je suis sûr qu’il va trouver quelqu’un. Son agent va avoir beaucoup de mails!» a lâché Marx, ravi que Tennis Canada lui redonne son rôle auprès des jeunes du Centre national, à Montréal.