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Legault dit non

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Ce matin, quand j’ai lu que la direction de santé publique de Montréal recommandait un assouplissement des règles sanitaires en vertu de la santé physique et psychologique de sa population, je me suis surprise à avoir une petite lueur d’espoir.

Je m’imaginais déjà, attablée et vêtue de mes plus beaux atours, siroter de délicieux nectars à mon restaurant favori. Je me voyais soulever des kilotonnes de fonte au gym du coin. Le bon père Legault en a décidé autrement. Il a dit non. 

À boutte

Il a dit non même si les chiffres indiquent que Montréal pourrait bientôt revêtir à nouveau son habit orange. Il a dit non même si on est à boutte, qu’on a le goût de manger le gyproc et que l’idée même de souper avec la belle-mère ne relève plus de la torture, mais bien du fantasme. François Legault a dit non. Pis il a bien fait. 

Même si on n’aura pas de lousse au niveau de la réouverture des services, François Legault a eu la sensibilité de reconnaître que le monde en avait plein son casque. Les gens décrochent. Les gens trichent. 

Il ne l’a certes pas formulé de même, mais le premier ministre n’est pas naïf : partys de sous-sol clandestins il y a. 

Acheter maintenant, payer plus tard

L’heure est donc aux compromis : si on ne veut pas se ramasser avec des lieux d’éclosions difficiles à contrôler et à tracer ainsi qu’une population dont la santé psychologique part en vrille, il va falloir permettre aux gens de se voir un peu.  

Mais dans quelles conditions et à quel prix ? Parce que si on ouvre les valves maintenant, même juste un peu, ce robinet qui dégoutte risque fort de nous péter dans la face assez vite. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai bien envie de la voir, la belle-mère, à Noël.