/sports/football
Navigation

Des fissures dans les fondations des Patriots

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.

Coup d'oeil sur cet article

Si personne ne peut remettre en cause les aptitudes de Bill Belichick l’entraîneur, il en est autrement, dans les dernières années, pour ce qui est de Bill Belichick, le directeur général. Les Patriots traversent avec difficulté les débuts de l’ère post-Brady et le visage de l’équipe risque de changer drastiquement dès l’an prochain.

C’est un peu comme si Belichick avait hérité d’une vieille maison. Avant de lui donner meilleure mine avec des meubles au goût du jour, aussi bien se concentrer à réparer les fissures dans les fondations.  

  • Écoutez le balado La Zone payante ci-dessous:   

Belichick a étonné cette semaine en déclarant que son équipe se retrouvait dans une mauvaise situation parce que dans les dernières années, l’organisation avait tout misé pour remporter le Super Bowl à trois reprises (2014, 2016 et 2018). À cause de cela, les réserves sont maintenant à sec et il doit faire au mieux avec les joueurs qu’il a sous la main.

Ce n’est pas faux en soi, mais les propos détonnent venant de celui qui n’a jamais toléré la moindre excuse depuis 20 ans. Pourtant, le départ de Brady devenait de plus en plus probable. Même s’il n’y avait aucune certitude en ce sens, il fallait commencer à préparer l’avenir. Ce que les Patriots n’ont pas su faire convenablement.

Repêchages difficiles

La force des Patriots a longtemps été de dénicher des talents au rabais que le reste de la ligue a ignorés ou des perles rares dans les rondes tardives du repêchage. Mais dans les dernières années, les véritables espoirs solides de premières rondes permettant d’ériger un noyau fort leur ont échappé. 

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

Il est vrai que les succès répétés des Patriots ne les ont pas positionnés de manière enviable au repêchage annuel, sauf que les ratés sont trop nombreux.

Depuis 2013, parmi leurs deux premières sélections chaque année, on retrouve des joueurs tels Aaron Dobson, Dominique Easley, Malcom Brown, Jordan Richards, Cyrus Jones, Derek Rivers, Antonio Garcia, Sony Michel et N’Keal Harry. Ils ont, au mieux, contribué modestement. Au pire, ils ont été des flops monumentaux. 

Résultat? Actuellement, les joueurs qui composent l’ADN des Patriots, les Julian Edelman, Devin McCourty, Matthew Slater et Stephon Gilmore, sont âgés de 30 ans ou plus. Même chose pour les vétérans de qualité qui ont opté pour la clause échappatoire liée à la COVID cette saison (Dont’a Hightower, Patrick Chung, Marcus Cannon).

Le quart-arrière Cam Newton a aussi 31 ans, il ne joue clairement pas au niveau espéré et n’a été mis sous contrat que pour une saison. 

Et l’avenir?

Cette saison, les Patriots profitaient de peu de marge de manœuvre sous le plafond salarial parce qu’ils doivent encore des millions à des exilés, dont Brady, Antonio Brown, Stephen Gostkowski, Duron Harmon et Michael Bennett. 

Certains diront qu’une trentaine de beaux millions se sont libérés quand des vétérans ont opté, en 2020, pour la clause échappatoire, mais en juillet et en août, il était déjà trop tard pour magasiner.

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

Si un entraîneur peut faire beaucoup avec peu, c’est bien Belichick. Il ne s’agit pas ici de critiquer son œuvre au fil du temps, lui qui a élevé cette organisation au rang de dynastie que l’on ne reverra jamais. Il faut toutefois admettre que la transition est ardue.

La saison prochaine, les Patriots seront infiniment mieux positionnés au chapitre du plafond salarial et pourront se doter d’armes de qualité pour entourer leur futur quart-arrière de concession, qui ne sera pas Newton. Ils auront possiblement l’occasion, pour une rarissime fois, de repêcher parmi la première moitié des équipes.

Oubliez Trevor Lawrence et Justin Fields, mais il y aura plusieurs autres jeunes quarts cette année pour faire leurs délices. La phase de reconstruction pourrait être très courte.  

Prédictions de la SEMAINE 9  

JEUDI 

MON CHOIX  

  • Green Bay à San Francisco PACKERS   

DIMANCHE

MES CHOIX  

  • NY Giants à Washington (13h) GIANTS  
  • Chicago au Tennessee (13h) TITANS  
  • Detroit au Minnesota (13h) VIKINGS  
  • Caroline à Kansas City (13h) CHIEFS  
  • Houston à Jacksonville (13h) TEXANS  
  • Baltimore à Indianapolis (13h) RAVENS  
  • Seattle à Buffalo (13h) SEAHAWKS  
  • Denver à Atlanta (13h) BRONCOS  
  • Las Vegas à LA Chargers (16h05) RAIDERS  
  • Pittsburgh à Dallas (16h25) STEELERS  
  • Miami en Arizona (16h25) CARDINALS  
  • La Nouvelle-Orléans à Tampa Bay (20h20) BUCCANEERS   

LUNDI 

MON CHOIX  

  • Nouvelle-Angleterre à NY Jets (20h15) PATRIOTS   

*Équipes en congé : Browns, Bengals, Eagles, Rams

RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE : 10 en 14 (71,4%)

TOTAL CETTE SAISON : 83 en 119 (69,7%)

LES CHOIX DU JOURNAL  

Giants de New York (1-7) vs Équipe de Washington (2-5)

UNE CHANCE POUR LES GIANTS

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

C’est connu, les Giants luttent âprement, mais finissent par se battre eux-mêmes. Depuis 2017, leur fiche est de 8-22 dans les matchs décidés par sept points ou moins. Depuis que Daniel Jones est le quart-arrière, les revirements sont un problème majeur, mais en carrière face à Washington, sa fiche est de 3-0, avec sept passes de touchés. S’il y a un match serré qu’il peut aller chercher, c’est bien celui-là. Si, bien sûr, sa ligne offensive le protège du front défensif enviable de Washington.   

  • Giants par 2   

Bears de Chicago (5-3) vs Titans du Tennessee (5-2)

HENRY A FAIM

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

Il ne faut pas se fier aux apparences. Il est plus facile que par les années passées de courir contre les Bears, qui concèdent une moyenne de 120 verges au sol par match. Les Titans, après avoir connu deux défaites de suite, doivent revenir à la base en prenant les devants tôt dans le match avec Derrick Henry. Il n’a pas couru plus de 20 fois dans trois de ses quatre derniers matchs et il est temps de libérer la bête. Les Titans sont vulnérables contre la passe, mais ce n’est pas la tasse de thé des Bears.   

  • Titans par 8   

Lions de Detroit (3-4) vs Vikings du Minnesota (2-5)

PLEINS FEUX SUR COOK

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

Les Lions seront privés des services de leur receveur étoile Kenny Golladay, ce qui facilitera la vie des jeunes demis de coin des Vikings. Quant à l’attaque des Vikings, le retour de Dalvin Cook a fait toute la différence dimanche face aux Packers. Inutile de changer la stratégie! Les Lions n’ont rien d’une muraille contre la course et Cook tiendra Stafford loin du terrain. Il est difficile de faire confiance à ces deux équipes. Dans le doute, on mise contre celle qui a tendance à s’autosaboter. 

  • Vikings par 4   

Panthers de la Caroline (3-5) vs Chiefs de Kansas City (7-1)

RETOUR DE MCCAFFREY

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo d'archives, AFP

Si tout va comme prévu, les Panthers miseront sur le retour du dynamique porteur Christian McCaffrey après six semaines d’absence. Leur offensive devient plus explosive et crédible, mais pas assez pour renverser les Chiefs. Des Chiefs qui, mine de rien, n’ont concédé plus de 20 points qu’une seule fois cette saison. Les Chiefs donnent quand même 143 verges au sol par match, donc McCaffrey devrait permettre aux Panthers de rester longuement dans le coup.   

  • Chiefs par 7   

Texans de Houston (1-6) vs Jaguars de Jacksonville (1-6)

PLACE À JAKE LUTON!

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo d'archives, AFP

Les Jaguars remettent le ballon au quart-arrière recrue Jake Luton, un choix de sixième ronde. La seule manière dont Luton peut faire écarquiller les yeux de la direction afin de s’assurer d’un avenir comme réserviste est d’amener un style différent de celui de Gardner Minshew, blessé au pouce, c’est-à-dire en attaquant avec plus d’agressivité et en limitant les passes à l’horizontale. Laissons la chance au jeune, mais l’attaque des Texans devrait marquer beaucoup de points.    

  • Texans par 7   

Ravens de Baltimore (5-2) vs Colts d’Indianapolis (5-2)

DEUX BONNES DÉFENSIVES

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

Dans une saison lors de laquelle l’attaque bat des records, ce duel risque d’être à vocation défensive. Les Ravens sont deuxièmes en termes de points accordés et les Colts cinquièmes. Pour les verges concédées, les Colts sont deuxièmes et les Ravens septièmes. Les Ravens devront se méfier d’un lent départ après le duel très émotif face aux Steelers dimanche dernier. Les équipes qui ont joué contre les Steelers cette année montrent un dossier de 1-6 la semaine suivante...   

  • Ravens par 4   

Seahawks de Seattle (6-1) vs Bills de Buffalo (6-2)

UN VÉRITABLE DÉFI

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

La défensive des Bills semble en déroute contre la course, elle qui a concédé 672 verges au sol depuis la semaine 5, soit 168 verges par match. C’est beaucoup mieux contre la passe, sauf que des six victoires des Bills, aucune n’est survenue contre une attaque aérienne dans le top 10. Les Jets et les Patriots, qu’ils ont vaincus, figurent au 32e et 30e rang par la passe. Les Seahawks représentent un tout autre défi, eux qui sont troisièmes. Les Bills demeurent une excellente équipe, mais le défi est énorme.   

  • Seahawks par 3   

Broncos de Denver (3-4) vs Falcons d’Atlanta (2-6)

INSAISISSABLES BRONCOS

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

Difficile de savoir quoi penser des Broncos. Ils étonnent avec trois victoires à leurs quatre derniers matchs. Les trois victoires ont toutefois été empochées aux dépens des Jets, des Patriots et des Chargers, qui montrent un dossier cumulatif de 4-18. Rien pour afficher une bannière! Il y a lieu d’être encouragé par le quatrième quart sublime qu’a connu le quart-arrière Drew Lock face aux Chargers. Mais encore là, c’est à la mode depuis trois ans de connaître un quatrième quart sublime pour toute attaque face aux Chargers...   

  • Broncos par 3   

Raiders de Las Vegas (4-3) vs Chargers de Los Angeles (2-5)

TRISTE SÉQUENCE

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

Les Chargers en sont rendus à huit défaites de suite face aux équipes de leur division. Leur dernière victoire dans l’Ouest remonte au 30 décembre 2018. Ce duel représente une belle occasion de faire oublier cette séquence, avec le bras de Justin Herbert. Le jeune quart n’hésite jamais à décocher la bombe et les Raiders sont généreux à ce chapitre. Leurs rivaux montrent une moyenne de 11,7 verges par passe complétée contre eux. On mise quand même sur les Raiders, nerveusement...   

  • Raiders par 6   

Steelers de Pittsburgh (7-0) vs Cowboys de Dallas (2-6)

PAUVRES COWBOYS!

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

Après l’entrée en matière ratée d’Andy Dalton et le plat principal pas assez cuit de Ben DiNucci, à quel type de dessert indigeste les fans des Cowboys auront-ils droit avec Garrett Gilbert ou Cooper Rush aux commandes? Rien contre ces deux chics types, mais la défensive des Steelers mène la NFL au chapitre des sacs, des pressions et dans plusieurs autres catégories. Le seul espoir des Cowboys, c’est que les Steelers connaissent l’un de leurs typiques mauvais matchs contre un rival faible.   

  • Steelers par 17    

Dolphins de Miami (4-3) vs Cardinals de l’Arizona (5-2)

DEUX JEUNES QUARTS

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

C’est un deuxième départ pour Tua Tagovailoa et les Dolphins doivent ouvrir le jeu s’ils veulent être au coude à coude avec les Cardinals. La plus longue séquence offensive de l’équipe, dans la victoire de dimanche dernier, a été de 33 verges. La défensive ne pourra pas constamment sauver la mise. L’aspect difficile à freiner chez les Cards, c’est la possibilité que Kyler Murray fasse des ravages au sol. Il a déjà sept touchés par la course, dont un dans chacun de ses trois derniers matchs.   

  • Cardinals par 4   

Saints de La Nouvelle-Orléans (5-2) vs Buccaneers de Tampa Bay (6-2)

MATCH REVANCHE

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

Les Saints avaient gagné la première manche de ce duel de la division Sud, mais les Bucs n’avaient pas encore trouvé leur rythme offensif. Antonio Brown s’ajoute à leur arsenal et Tom Brady a tellement prêché pour lui qu’il s’assurera que le receveur ait un impact immédiat. Défensivement, les Bucs revendiquent 28 sacs. Les Saints protègent bien Drew Brees et ce combat sera crucial, d’autant plus que Brees semble embêté par une blessure à l’épaule.   

  • Buccaneers par 1   

Patriots de la Nouvelle-Angleterre (2-5) vs Jets de New York (0-8)

CADEAU DU CIEL

Bill Belichick et les Patriots sont dans le pétrin. Depuis 2002, seulement cinq équipes ont réussi à se qualifier pour les séries après avoir amorcé la saison avec une fiche de deux victoires et cinq défaites.
Photo AFP

Le ciel s’écroule sur la tête des Patriots. Leur jeu aérien ne va nulle part. La tête de Cam Newton est réclamée. La défensive n’est plus l’ombre de ce qu’elle était l’an passé. Quand les ténèbres s’imposent, la lumière finit toujours par s’immiscer quelque part, tel un éclaircissement qui perce le ciel après l’orage. Puis, tranquillement, les bourgeons de l’espoir renaissent dans la pénombre du petit matin qui s’éveille. En d’autres termes, quand tout sacre le camp en 2020, on finit par rencontrer les Jets.   

  • Patriots par 10