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Des Québécois aux portes de la PGA

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Si l’on se fie aux propos de l’entraîneur Daniel Langevin, les amateurs de golf du Québec pourront sans doute encourager l’un des leurs sur le circuit de la PGA dans les prochaines années.

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Entraîneur-chef des programmes golf-études au Québec et des équipes de golf des Carabins de l’Université de Montréal, Langevin ne parle pas de la présence d’un Québécois dans un seul tournoi, comme cela s’est déjà vu. Il croit sincèrement qu’un représentant de la Belle Province obtiendra prochainement sa carte de la PGA et qu’il y compétitionnera à temps plein.  

Les noms de Laurent Desmarchais, Joey Savoie, Hugo Bernard, Étienne Papineau, Jean-Philippe Parr et Malik Dao sont notamment évoqués.

«Je suis très confiant que d’ici cinq à sept ans, il y aura un Québécois dans la PGA, a affirmé sans détour M. Langevin. Présentement, nous avons beaucoup de bons golfeurs au Québec et ils cognent à la porte.»

Le passionné de golf pense d’ailleurs qu’il faut seulement qu’un athlète de chez nous s’établisse dans le prestigieux circuit pour que d’autres l’imitent.

«Au Québec, nous n’avons pas d’exemple. Il n’y a personne qui a réussi à atteindre la PGA sur une base régulière. C’est un peu notre mont Everest. Le jour où il y en aura un qui sera au sommet, les autres vont suivre.»

«Si je recule dans le temps, je pense sincèrement que d’une année à l’autre, nous avions un ou deux golfeurs qui pouvaient atteindre les plus hauts niveaux, peut-être trois maximum. Maintenant avec la qualité des golfeurs que nous avons au Québec, il y a entre cinq et 10 individus qui ont une chance de les atteindre.»

Sans préciser qui sera le premier élu selon lui, M. Langevin croit que plusieurs ont ce qu’il faut pour y arriver.

«Ce sont des gens acharnés qui sont d’excellents athlètes, a-t-il dit, en faisant allusion aux Desmarchais, Savoie, Bernard et compagnie. Ils s’attaquent au mont Everest présentement. Ils en ont fait leur objectif de vie. Pour rester dans la métaphore, ils sont présentement au camp de base. Il leur reste la dernière ascension, mais ils sont prêts.»

Centre national demandé au Québec

Prêchant un peu pour sa paroisse, M. Langevin croit que c’est en raison du développement des entraîneurs de golf que le Québec aura bientôt un fier représentant dans la PGA.

«Il y a beaucoup de très bons entraîneurs au Québec. Il y a beaucoup de gens qui développent des joueurs et qui sont en mesure de les amener à un très haut niveau. L’expertise et la passion des entraîneurs font en sorte que nous avons un bassin plus grand d’athlètes qui cognent à la porte.»

Il manque toutefois une composante qui viendrait accélérer le processus.

«Si Golf Canada, via Golf Québec, installait un autre pôle d’entraînement national dans la province, je pense que ça ferait comme le tennis, a indiqué M. Langevin en faisant référence aux succès que connaissent les joueurs et joueuses de tennis canadien sur la scène internationale. Un pôle dans l’Ouest et un pôle dans l’Est, ici au Québec, ce serait la dernière pierre à poser pour qu’un Québécois accède à la PGA. Il manque ce dernier coup de pouce là.»

Présentement, le centre de développement national est situé au Bear Mountain Resort, en Colombie-Britannique. Selon M. Langevin, les responsables canadiens n’envisagent malheureusement pas l’ouverture d’un deuxième «pôle» dans la Belle Province.

«Le programme canadien n’en parle pas. C’est au Québec qu’on a commencé à en parler et à le demander. Au départ, nous l’avons fait de façon non officielle et nous préparons une demande officielle», a-t-il révélé.