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La COVID coûte cher à la police

Barrage policier Windsor
Photo Martin Chevalier

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : notre Bureau d’enquête, basé à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, nos journalistes et recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


Les chiffres de la semaine : 15,1 millions $

Voilà ce que la pandémie de COVID-19 a entraîné comme coûts additionnels pour la Sûreté du Québec.

Selon une évaluation datant du 21 octobre dernier, le corps policier a dépensé 10,5 millions $ en heures supplémentaires et 4,6 millions $ en acquisitions et frais de déplacement pour faire face à de nouvelles obligations.

Ces chiffres ont été diffusés cette semaine à la suite d’une demande d’accès à l’information.

La SQ a été sollicitée à plusieurs reprises depuis le début de la pandémie, notamment pour contrôler l’accès à certaines résidences de personnes âgées et pour la mise en place de barrages routiers entre différentes régions du Québec.

Aucune nouvelle embauche n’a toutefois été effectuée en raison de la crise.

De plus, 35 employés ont été réaffectés à des tâches liées directement à la COVID-19, sans indiquer de quelles tâches il s’agit.

Certains effectifs ont aussi été retirés du terrain en raison des risques liés à la pandémie et assignés à des tâches en télé-travail. 

Les chiffres de la semaine : 380 052  

C’est le nombre de fois que l’application Alerte COVID est téléchargée, en moyenne, chaque semaine, depuis le milieu de l’été au Canada. Cet outil, conçu pour les téléphones cellulaires, permet de savoir si vous avez été en contact avec une personne atteinte du coronavirus.  

Du 31 juillet au 29 octobre, 4,9 millions de téléchargements ont été comptabilisés selon les données fournies par Santé Canada. De ce nombre, le tiers (1,6 million) a eu lieu la première semaine du lancement de l’application, qui n’était à ce moment-là disponible qu’en Ontario.  

Le deuxième bond le plus important s’est produit la semaine du 2 au 8 octobre avec 946 730 téléchargements enregistrés. Cela concorde avec l’arrivée de l’application au Québec (5 octobre), au Manitoba (1er octobre) et à l’Île-du-Prince-Édouard (8 octobre). Il n’est toutefois pas possible d’obtenir le nombre de téléchargements par province.

— Sarah Daoust-Braun