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Isabelle Laflèche: ouvrir la porte au changement

Isabelle Laflèche
Photo Tristan Corbeil Isabelle Laflèche

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Même si l’idée d’écrire un livre sur les grands changements de vie, l’intuition et l’art de trouver sa mission de vie avait été lancée et amorcée bien avant la pandémie, le nouveau livre d’Isabelle Laflèche, Splendeur, tombe à point. Avocate à succès à Manhattan, cette Québécoise a complètement changé de vie en devenant écrivaine et se passionne maintenant pour le développement personnel. 

Dans son nouveau livre, Splendeur, l’autrice du best-seller J’adore New York et de la série jeunesse Bonjour Girl, entre autres choses, parle des moments de transition et des grands changements qui s’imposent parfois dans la vie. Avec la pandémie et ses effets, bien des gens font présentement d’importantes remises en question.

Ça vous sonne une cloche ?

L’autrice sait de quoi elle parle. Pendant une décennie, elle a été avocate dans les grandes firmes de Manhattan, se dévouant corps et âme et facturant des heures et des heures. Jusqu’à ce qu’elle réalise à quel point sa vie était vide de sens. Et que son corps lui lance un signal fort : la maladie de Crohn. 

Isabelle, l’overachiever, comme elle l’écrit dans le livre, fonçait droit dans le mur. Elle a fait des changements majeurs qui se sont avérés très positifs et voit maintenant les choses autrement. Le changement de cap a été essentiel.

On peut vite faire des liens avec le contexte actuel, qui provoque des changements, des virages inattendus. Elle a écrit son livre pendant le confinement du printemps dernier. 

«Quand on prend une pause, on a de l’espace pour réfléchir, observe-t-elle. Est-ce que je suis heureux/heureuse dans ce que je fais ? Est-ce que ça reflète les valeurs que j’ai maintenant ? Est-ce que j’ai changé mes façons de voir la vie?»

Rester loin de ses valeurs profondes, de son essence, crée beaucoup de tristesse, commente-t-elle. «Ça peut même aller jusqu’au désespoir. Ça peut causer de l’anxiété, du découragement ou d’être mal dans sa peau. Et je pense que ça peut aussi, finalement, causer la maladie.»

«Je l’ai vécu. Je n’étais pas alignée avec ce que je suis. Je suis une artiste, je suis une personne qui aime écrire. Même enfant, j’avais un côté artiste très prononcé. Et le fait d’être désalignée avec mon essence a fait en sorte que mon corps a réagi et je suis tombée malade.»

«Quand on n’écoute pas notre âme, quand on ne s’écoute pas, ça crée de la dissonance. Ça crée un conflit intérieur. À long terme, ça peut causer la dépression, des maladies graves.»

Que faire pour se réaligner? Elle propose plusieurs pistes dans son livre, comme l’exploration des champs d’intérêt autres que le travail. «La passion n’est pas nécessairement la mission de vie, mais je dis toujours d’essayer de jumeler votre passion et votre expertise. Par exemple, si vous êtes comptable et passionné de sport, vous pourriez être agent sportif. Il y a des façons de combiner les choses pour qu’on soit plus heureux dans la vie.»

Isabelle Laflèche suggère aussi de se souvenir des choses qu’on aimait faire, enfant. «Quand on est enfant, il n’y a pas de limites. À un très jeune âge, on n’a pas encore été conditionné par la société à faire quoi que ce soit, ou à devenir quelqu’un aux yeux de la société. On est très libre d’être qui on est, d’être dans la joie. Souvent, enfant, il y a des pistes, des indices.»


  • Isabelle Laflèche a travaillé pendant une décennie comme avocate avant de se lancer dans l’écriture de fiction.  
  • Elle a écrit les romans J’adore New York, J’adore Rome et J’adore Paris.  
  • Elle a aussi publié des romans jeunesse (Bonjour Girl).  
  • Elle offre maintenant des ateliers de ressourcement et de connexion à son essence.