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Le vote de Geoff Molson

Coupe Stanley 1982
Photo d’archives Le grand manitou du Canadien Geoff Molson a évoqué la rivalité intense entre le Canadien et les Nordiques.

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Pour la première fois, Geoff Molson était avec moi à JiC sur TVA Sports. Loquace et affable, l’actionnaire de contrôle du Canadien a paru excité de la qualité renouvelée de son équipe.

Approuvant des engagements financiers de plus de 140 M$ de la part de Marc Bergevin, le grand manitou de la Sainte-Flanelle n’a toutefois pas manqué de réitérer qu’il applique une pression constante sur son homme de confiance afin qu’il présente un club gagnant sur la patinoire.

Cette rupture de ton en quelques mois à peine n’est pas banale. La pandémie frappe, le monde pose un genou au sol. Le Canadien se retrouve en séries élargies, terrasse les Penguins de Crosby avant de fléchir en six matchs contre les Flyers et subitement, il y a révélation.

Exit le « reset sur le fly », Suzuki est prêt à vendre du ticket. Kotkaniemi trouve son oxygène dans l’ombre de Nick et une majorité de clubs ennemis sont sur pause-pandémie, à se questionner à savoir s’ils ne vont pas flirter avec le plancher plutôt que le plafond salarial lors des prochaines saisons. 

À l’évidence il y a une occasion à saisir et Molson flaire la bonne affaire.

Un vote pour les Nordiques

Sur le sujet de l’hypothétique retour des Nordiques, le président du Canadien avait l’habitude de surfer sans trop se mouiller. Pas cette fois. À la question « en rétrospective, est-ce que le départ des Nordiques fut une bonne ou une mauvaise chose pour le CH ? », Molson s’est lancé dans une diatribe investie.

Vantant la rivalité Montréal-Québec comme la plus vive et excitante qu’il lui ait été donné de connaître, il a admis qu’il voterait en faveur du retour des Nordiques si l’occasion se présentait.

Évidemment, beaucoup est à faire avant que les décideurs de la LNH ne soient appelés à se prononcer en faveur ou non du retour des Bleus. Il est important de rappeler que la table des gouverneurs de la ligue est un club sélect et hermétique. Que ses dirigeants sont des adversaires seulement à partir du moment où la rondelle tombe, sans quoi ils sont des alliés respectueux des volontés de leurs frères ennemis.

Dans le cas des Nordiques, beaucoup de lobbying doit être effectué et c’est dans cette phase que réside la clé de l’énigme. C’est dans cette phase que le rôle de Geoff Molson sera crucial. Dans le processus menant au vote, Gary Bettman et quelques gouverneurs influents voudront savoir si l’actionnaire de contrôle du Canadien veut vraiment du retour de la plus grande rivalité sportive que le Québec n’ait jamais connue. 

C’est le bout qui m’échappe et m’inquiète. C’est un bout névralgique et à la fois imperméable. C’est la séquence qui tue dans l’œuf le projet ou qui lui permet d’éclore. C’est là qu’en secret et surtout en toute impunité Geoff Molson a le pouvoir d’approuver le projet ou de le faire dérailler. 

Si on se rend au vote, ce sera certainement parce que le propriétaire du CH l’aura vraiment voulu. Heureusement, je crois que M. Molson a compris qu’ils ne seront pas trop de deux équipes québécoises pour entretenir la passion des amateurs ET générer des revenus au retour de la pandémie. 

Coup de cœur  

À la LHJMQ qui persiste à travailler d’arrache-pied afin de permettre à toutes ses équipes de disputer des matchs. J’aime beaucoup l’idée de la ville-bulle à Québec et d’une série de rencontres à huis clos au Centre Vidéotron. Après tout, il y a quelques années à peine, tous ces kids se baignaient dans les piscines d’hôtels avec leurs coéquipiers entre deux matchs de tournoi Pee Wee...  

Coup de gueule  

À Félix Auger-Aliassime. Un sort qui peut être réservé à des pros du tennis, hommes et femmes, qui se séparent de leur entraîneur comme Félix vient de le faire avec Guillaume Marx. Faut croire que c’est culturel et que ça m’échappe mais je suis attristé devant le constat de coachs qui s’investissent sans compter dans de superbes projets et qui sont largués au moment de passer à la caisse... 

Un p’tit 2 sur...  

C’est un très long coup de billard. Je pense que Georges Laraque et Simon Kean vont finir par se mesurer sur 3 rondes dans un ring de Shawinigan. Georges, qui cherche toujours LE stunt, pourra difficilement réaliser son objectif d’affronter Mike Tyson. Durant ce délai, Simon devrait avoir subi LA défaite qui le poussera à la retraite. Restera un petit compte à régler. Jurez-moi que vous ne regarderiez pas ça ?