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«Tout me manque»

Supernaturel
Photo courtoisie Magalie Lépine-Blondeau anime la série documentaire Supernaturel.

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Quiconque suit Magalie Lépine-Blondeau sur Instagram connaît son amour du voyage. Dans Supernaturel, elle partage également sa passion du vin. Produite par Marc-André Grondin, cette série documentaire du Club illico brosse le portrait de vignerons qui produisent des vins nature en Europe ainsi qu’en Amérique. Nous avons parlé vin, voyage, pandémie et District 31 avec l’actrice. Non pas autour d’une bonne bouteille, mais au téléphone. 

Est-ce que voyager vous manque ?

Je dirais que tout me manque. Mais particulièrement voyager. C’est terrible. En même temps, je suis privilégiée d’avoir tous ces souvenirs à ressasser dans une période comme celle qu’on vit. Et cette pause va peut-être me forcer à changer ma façon de voyager... Comme partir moins souvent, mais plus longtemps ? C’est une réflexion que j’ai depuis quelques années. Comment réduire notre empreinte écologique, etc.

D’où vient votre amour du vin ?

De mes parents, sans doute. Mais aussi des sommeliers de Montréal, qui sont d’excellents ambassadeurs de tout ce qui vient de l’extérieur.

Vous intéressez-vous également aux vins québécois ?

Oui. On a d’ailleurs tourné un épisode de Supernaturel au vignoble des Pervenches, à Farnham. C’était à pareille date l’an dernier. On annonçait une grosse tempête de neige. On a donc participé à couvrir des vignes. C’était une vraie course contre la montre ! On fait des vins de grande qualité au Québec. Des vins adaptés à notre climat, mais aussi à notre palette de goûts. Des vins vivifiants avec beaucoup d’acidité. Cet été, la pandémie m’a d’ailleurs amenée à passer beaucoup de temps au Québec à visiter des vignobles... et aujourd’hui, j’ai plein d’amis vignerons. Je suis bien entourée !

Vous avez visité plusieurs régions vinicoles pour Supernaturel. Un coup de cœur ?

C’est trop difficile de choisir ! C’est sûr que l’Italie, ça fait rêver. La Sicile, le volcan Etna, la brume, les vignes foisonnantes... On dirait un décor de cinéma. C’est vraiment époustouflant de penser qu’une nature aussi riche puisse pousser à travers la lave. D’un autre côté, la Moselle, en Allemagne, c’est une région sublime. Je connaissais ses vins, mais pas depuis longtemps, parce que j’avais un préjugé défavorable envers le riesling. Les vignes plantées à flanc de montagne... Je pourrais m’épancher sur chacun des endroits !

Supernaturel
Photo courtoisie

Jusqu’à tout récemment, on pouvait encore voir des affiches de Mademoiselle Julie à Montréal. Vous deviez présenter cette pièce au Rideau Vert en mars, mais tout a été annulé au dernier moment en raison du coronavirus. Est-ce difficile de faire le deuil d’un rôle dans ces circonstances ?

Mon deuil, je l’ai fait. Ce qui me crève le cœur, c’est de savoir que si l’on peut toujours voir ces affiches, c’est parce qu’il n’y a rien d’autre pour les remplacer. Pas d’autres spectacles. Rien. C’est comme une métaphore du désert culturel présentement. C’est ça qui fait mal.

Cette année, vous deviez jouer une infirmière-sexologue dans Sans rendez-vous, la nouvelle série de Marie-André Labbée, l’autrice de Trop. Êtes-vous confiante de pouvoir tourner au printemps 2021 ?

Est-ce que je suis confiante ? Je n’ai pas le choix de dire oui parce que j’ai besoin de perspective. Une chose est certaine, cette série va voir le jour. Quand ? Je sais pas. Mais je sais que j’ai vraiment hâte. Parce que j’ai adoré les textes. Ça bouscule, c’est drôle, c’est edgy, mais c’est accessible, c’est plein d’inventivité... C’est le meilleur de Marie-Andrée Labbée. Sa verve, sa répartie, son humour... C’est très excitant comme projet. 

Plusieurs téléspectateurs profitent du confinement pour s’initier à District 31. Certains vont même jusqu’à rattraper les premières saisons sur ICI Tou.tv. En avez-vous des échos ? 

Je reçois tellement de commentaires ! Le revival de Nadine ! Je n’en reviens pas ! Voir ces gens qui prennent le temps de m’écrire, c’est touchant. Ça fait vraiment plaisir. Ça tombe à point parce que j’ai fait le tour de mon appartement plusieurs fois depuis six mois ! 

Supernaturel n’est pas votre première expérience comme animatrice. Vous avez piloté Partir autrement à TV5, et Tricotées serrées avec votre sœur, Eugénie Lépine-Blondeau, sur ICI Première... Est-ce une avenue que vous souhaitez explorer davantage ?

Oui. J’adore le documentaire. J’aimerais en faire d’autres. Et j’espère qu’on fera une deuxième saison de Supernaturel. Mais je suis d’abord et avant tout une actrice. 


Les huit épisodes de Supernaturel atterrissent sur Club illico jeudi.