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Un nom important du baseball québécois est décédé

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Lorsque Raymond Daviault s’est éteint, vendredi, le baseball québécois a perdu l’un de ses plus grands bâtisseurs.

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L’ancien porte-couleurs des Mets de New York, l’un des premiers Québécois à avoir évolué dans le baseball majeur, est décédé à son domicile de Notre-Dame-de-la-Merci à 86 ans. Pour l’instant, les causes du décès demeurent à éclaircir, car il ne souffrait d’aucun problème de santé majeur.

Daviault a vu de l’action dans 36 matchs avec les Mets en 1962, montrant une fiche de 1-5 et une moyenne de points mérités de 6,22. Il avait notamment été envoyé sur la butte contre les Dodgers de Los Angeles, le 30 juin 1962, lorsque le légendaire Sandy Koufax a réalisé un match sans point ni coup sûr pour le clan adverse.

«Quand il avait un but en tête, c’était impossible d’être plus déterminé, a laissé entendre son petit-fils Kevin Daviault-Bernier, dimanche. Il a fait preuve de persévérance. C’est pour ça qu’il s’est rendu là.»

C’est toutefois avec une équipe de piètre qualité – les 120 défaites des Mets cette année-là représentent un record de médiocrité dans l’ère moderne du baseball – qu’il a évolué, si bien qu’il n’a pas été en mesure de bien paraître et de poursuivre sa carrière dans les ligues majeures par la suite.

«Les mauvaises équipes te permettent d'avoir une chance dans les majeures, mais jamais pour bien longtemps», a d’ailleurs analysé avec regret le chroniqueur du Journal de Montréal Rodger Brulotte, qui estime la contribution de Daviault au baseball québécois comme inestimable, que ce soit comme athlète ou bâtisseur.

Sa carrière dans les filiales du baseball majeur s’est échelonnée de 1953 à 1963. Il a notamment joué pour les Royaux de Montréal, au niveau AAA.

Grand cœur

Après sa carrière d'athlète professionnel, Daviault a travaillé pour les brasseries O’Keefe et Molson. Il s’est énormément impliqué dans le baseball mineur à Montréal. Un terrain a d’ailleurs été renommé en son honneur dans le quartier Pointe-aux-Trembles en 2017.

Quelques mois plus tôt, il avait fait l’objet d’un hommage au Stade olympique avant le second match préparatoire entre les Blue Jays de Toronto et les Pirates de Pittsburgh, en compagnie de Claude Raymond, de Denis Boucher et de Derek Aucoin. Il a également été intronisé au Temple de la renommée du baseball québécois en 2003.

Mais pour sa famille, c’est de son grand cœur qu'on se souviendra. Il laisse ainsi deux enfants vivants et plusieurs petits-enfants dans le deuil.

«C’était un homme de cœur, a fièrement revendiqué Kevin Daviault-Bernier. C’est ce qu’il aurait aimé qu’on retienne de lui. C’était une personne exceptionnelle. Il avait un grand cœur. Il donnait toujours à son prochain. Il aimait vraiment rendre service aux gens.»

«C’était mon idole. C’est une grosse perte.»