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Il manque quelque chose aux petites filles

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La nouvelle vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, marque l’Histoire. Elle est la première femme à accéder à la Maison-Blanche.

Lorsqu’une petite fille naît, il n’est pas inscrit dans son code génétique qu’elle vaut moins qu’un garçon. Pourtant, même sans s’en rendre compte, c’est ce qu’elle ressentira en grandissant.

Tout au long de ma vie, j’ai eu de la difficulté à mettre des mots sur ce sentiment. C’est vendredi, en apprenant que Joe Biden était élu président et que Kamala Harris ferait aussi son entrée à la Maison-Blanche, que j’ai compris : tant que les filles n’ont pas de modèle auquel s’identifier dans les hautes sphères du pouvoir, il leur manquera quelque chose.

C’est difficile de croire qu’on a la valeur requise pour accéder à ces postes quand on grandit sans l’exemple de femmes qui les occupent.

L’absence de modèle empêche les filles de savoir qu’elles ont le droit d’avoir autant d’ambition en politique que les garçons.

Ça doit changer

Au Canada, aucune femme n’a encore été élue première ministre du pays. Au Québec, une seule femme, Pauline Marois, a dirigé la province et, le soir de sa victoire, elle a été la cible d’un attentat. Actuellement, toutes les provinces canadiennes sont dirigées par des hommes. 

Je déplore que l’on fasse comme si c’était la normalité et que l’on n’y voie pas un réel problème.

Qu’il s’agisse de superhéros de bande dessinée ou de dirigeants, les petits gars ont des modèles dans tous les milieux. Ça fait toute une différence pour leur sentiment du possible.

Les filles aussi ont besoin de s’identifier, de voir des femmes comme Kamala Harris accéder au pouvoir. Ça leur permet de comprendre que les femmes ont leur place dans toutes les sphères de la société.

Lorsqu’on nous offre des modèles, le spectre des possibilités s’ouvre pour ne plus jamais se refermer dans notre esprit.