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La réunion Zoom menacée par un vaccin, l’action plonge

La réunion Zoom menacée par un vaccin, l’action plonge
AFP

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New York | La perspective d’un vaccin prochain contre la COVID-19 a fait vivre une journée noire en Bourse, lundi, à l’action de la plateforme vidéo Zoom, qui permet depuis le début de la pandémie à des millions de salariés, d'élèves, d'amis et de familles, de se réunir virtuellement.  

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L’action a chuté de 17,35% lundi matin à la Bourse de New York. Le plongeon avait été un peu plus marqué en séance.

Le groupe pharmaceutique américain Pfizer et l’allemand BioNTech ont en effet annoncé, lundi, que le vaccin qu’ils ont développé contre la COVID-19 était «efficace à 90 %», après la première analyse intermédiaire de leur essai de phase 3, la dernière avant une demande d’homologation.

Un vaccin pourrait donc être disponible prochainement, ce qui signifie que les salariés pourront progressivement retourner au bureau, les élèves à l’école, faisant largement diminuer l’utilisation de Zoom pour les réunions et les classes.

Car les mesures de confinement mises en place partout dans le monde depuis le début de l’année ont fait exploser l’usage de cette plateforme de vidéoconférences. À tel point que l’on ne parle plus de faire une réunion virtuelle, mais une «réunion Zoom».

Quant aux «apéros Zoom», ils pourraient être relégués au rang de souvenir de l’époque du grand confinement du printemps 2020, quand des millions de personnes étaient cloîtrées à domicile partout dans le monde, pour tenter d’enrayer la propagation du virus.

Si le vaccin de Pfizer et BioNTech tient ses promesses, Zoom sera aussi désertée dans les prochains mois par les cours de yoga, conférences ou encore consultations médicales.

Valorisation boursière multipliée par 10

Le prix de l’action a été multiplié par plus de 7 depuis le début de l’année, et la valorisation boursière du groupe, qui était de 13,4 G$ le 2 janvier, dépasse aujourd’hui les 100 G$.

«Zoom est entré en Bourse en avril 2019, à 38 dollars [par action], et a grossi jusqu’à 600$», rappelle Tom Cahill de Ventura Wealth Management, précisant à l’AFP que «cette croissance n’était pas durable».

Beaucoup de voyages d’affaires ont été annulés, à cause de la COVID-19, et l’un des principaux bénéficiaires (...) a été Zoom, évidemment», a-t-il détaillé.

Ils ont en effet été remplacés par des rencontres via Zoom, des signatures de gros contrats se faisant même par ce moyen. Des conférences de presse des autorités et des entreprises, des auditions judiciaires se sont pour la plupart tenues, ces derniers mois, par Zoom.

Or l’annonce de Pfizer et BioNTech «suggère qu’à un moment, l’année prochaine, peut-être à la fin du deuxième trimestre ou au troisième trimestre, il va y avoir un retour à la vie normale», dit M. Cahill.

Toutefois, la pandémie aura ancré le télétravail dans les habitudes, et beaucoup de salariés continueront, au moins une partie de la semaine, à travailler de chez eux.

L’espoir suscité par le vaccin a également fait chuter, lundi, de plus de 20% l’action du groupe Peloton Interactive, autre grand gagnant des mesures de restrictions entrées dans le quotidien de millions de ménages.

Peloton cherche à dépoussiérer l’utilisation des vélos et des tapis de course en les associant à des séances en ligne avec de jeunes animateurs dynamiques et souriants.

Ses modèles sont plébiscités par de nombreuses vedettes américaines, et le confinement a presque fait tripler le chiffre d’affaires du groupe au printemps, lui permettant, pour la première fois, de dégager un bénéfice.