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On dit qu’il faut tout un village pour élever des enfants...

Cute little children and trainer doing physical exercise in school gym. Healthy lifestyle
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Notre village, c’est 79 centres communautaires de loisir fédérés comprenant 7272 employés et 9746 bénévoles qui y font 457 582 heures annuellement, sans compter. Nos enfants, ce sont plus de 5 000 000 de québécois, jeunes et moins jeunes, qui franchissent les portes de nos milieux de vie pour se divertir, pour apprendre et, surtout, pour briser l’isolement.  

Nos centres sont des lieux d’accompagnement et de soutien pour de nombreuses familles, personnes immigrantes, personnes seules et personnes handicapées, et ce, bien au-delà des besoins vitaux de base. Ce sont aussi des lieux d’écoute, de partage et d’inclusion, valeurs essentielles pour la formation d’un tissu social sain. 

Près de huit (8) mois nous séparent maintenant du début de cette pandémie mondiale. Force nous est d’admettre que cette situation influe grandement sur la qualité de vie des gens. Les « effets négatifs majeurs » sur la santé « physique et mentale » mentionnés par la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP)1 sont bien réels et nous en sommes les témoins de première ligne. Nous sommes d’avis que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a bien réagit en voulant préserver la santé physique des citoyens, mais qu’il serait temps d’agir maintenant pour préserver leur santé mentale. Nous croyons qu’il s’agit d’un équilibre fragile, qui peut être maintenu par la pratique sécuritaire d’activités de loisir et de sport. 

C’est pourquoi nous nous rangeons aujourd’hui auprès de la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP) pour demander l’allègement des mesures sanitaires en zone rouge. 

Tous ensemble, y mettre les efforts

Nous constatons quotidiennement tous les bénéfices personnels, collectifs et sociaux que le loisir communautaire apporte à la population. N’est-il pas préférable de permettre la pratique d’un loisir organisé et encadré de façon sécuritaire par une organisation reconnue, plutôt que de laisser la population pratiquer un loisir sans supervision? C’est pour cette raison que, depuis les premiers instants de cette situation irréelle, les centres communautaires de loisir fédérés ont fait preuve d’une grande rigueur dans l’exécution des normes sanitaires pour demeurer des milieux de vie sécuritaires pour leurs usagers. Ils ont agi en tant qu’agents d’information et de sensibilisation à l’importance du respect de ces normes, en gardant toujours comme objectif premier le bien-être physique et mental de leurs communautés. 

Nous sommes ainsi fiers de pouvoir affirmer qu’aucune éclosion n’y a eu lieu depuis le début de la pandémie. Nous n’avons qu’à citer en exemple la tenue des programmes de vacances d’été (PVE), où les centres communautaires ont fait preuve d’une très grande capacité d’adaptation, permettant à des milliers de jeunes de vivre une expérience de camp de jour.

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Plus que jamais, les centres communautaires de loisir s’unissent pour concevoir des outils d’accompagnement et d’encadrement efficaces en lien avec le contexte de pandémie et adaptent leur programmation et leurs installations aux normes exigées. C’est donc sur cette base qu’un retour aux activités sera possible, sans danger de contamination. 

Les équipes de loisir communautaire seront toujours prêtes à mettre les efforts nécessaires pour accueillir adéquatement leurs participants. Leur créativité et leur efficacité sont sans bornes. Après tout, c’est bien à cela que l’on reconnaît la valeur d’un village... 

Mélanie Sanschagrin, Directrice générale
Fédération québécoise des centres communautaires de loisir
Appuyée par les 79 centres communautaires de loisir membres

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