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Projet Laurentia: il est temps d'être ambitieux pour Québec

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Tous les gouvernements sur la planète cherchent des projets novateurs et structurants pour relancer l’économie. Nous ne faisons pas exception. Notre premier ministre nous le rappelle régulièrement: nous devons créer de la richesse au Québec. 

Ici, dans notre capitale nationale, nous avons la chance de pouvoir miser sur une occasion exceptionnelle, qui est en voie de développement, mais dont la réalisation dépend de processus qui tardent à aboutir. Je fais référence au projet Laurentia.

À titre de ministre responsable de la Capitale-Nationale, le projet Laurentia m’interpelle grandement puisqu’il fera du Port de Québec un maillon important d’une nouvelle route commerciale en Amérique du Nord, pleinement capable de rivaliser avec les États-Unis. 

Ce genre de possibilité fait l’envie de plusieurs, d’autant plus que la croissance du Port de Québec et les bénéfices qu’elle amènera constituent un legs de grande valeur pour les générations qui nous suivront.

En 2020, nous devons aligner notre développement économique sur nos préoccupations environnementales. Or, Laurentia se veut un terminal de conteneurs entièrement électrifié à la fine pointe de la technologie, synonyme de sept millions de kilomètres de camionnage en moins sur nos routes sur une base annuelle. 

Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre responsable de la région de la Capitale Nationale et ministre de la Sécurité publique.
Photo d'archives
Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre responsable de la région de la Capitale Nationale et ministre de la Sécurité publique.

Autrement dit, nous réduisons nos émissions de gaz à effet de serre et notre empreinte écologique, tout en créant de la richesse au Québec.

Sur le plan commercial, Laurentia permettra notamment à nos entreprises d’exporter davantage leurs produits, et aux marchés européens et asiatiques d’accéder plus rapidement au Midwest américain, qui est en pleine expansion. À cet égard, la connexion du Port au réseau ferroviaire du Canadien National est de surcroît un avantage notable.

Cet accès réciproque à de nouveaux marchés générera des gains économiques substantiels, tant pour notre région que pour notre nation. De fait, 7000 nouveaux emplois et des retombées de 700 M$ découleront de la phase de construction, et plus de 1000 emplois permanents et des retombées annuelles de 100 M$ sont à prévoir lorsque les installations bonifiées seront exploitées. À cela s’ajoutent des économies de 17 M$ chaque année pour nos importateurs-exportateurs. Il s’agit d’une plus-value majeure dont nos communautés citoyenne et d’affaires ne sauraient se priver.

La valeur du projet du Port de Québec réside en outre dans sa complémentarité avec celui du Port de Montréal. Actuellement, le marché est en croissance et la concurrence est féroce. Entre 2008 et 2019, le trafic maritime sur la côte est nord-américaine a augmenté de 51%, alors que Montréal a perdu un pourcentage significatif de conteneurs en provenance ou à destination du Midwest. 

Loin d’être en opposition, les intérêts de notre capitale et de notre métropole seront définitivement mieux servis avec une stratégie provinciale de mise en place d’une nouvelle chaîne d’approvisionnement sur le corridor de notre précieux fleuve Saint-Laurent.

Et pour y parvenir, nous devons tous focaliser vers le même objectif et mettre nos efforts en commun. Notre gouvernement appuie fermement Laurentia, à l’instar du maire de Québec, M. Régis Labeaume; d’une longue liste d’organisations, d’entrepreneurs et de leaders de la Capitale-Nationale; et de nombreuses autres villes et municipalités du Québec, qui voient le potentiel énorme d’un tel projet.

L’ambition doit devenir notre marque de commerce à Québec.

Geneviève Guilbault, députée de Louis-Hébert
Vice-première ministre
Ministre de la Sécurité publique
Ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale

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