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La nouvelle belle-mère

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Les États-Unis n’étaient pas prêts pour une présidente. Nous devrons nous contenter d’une vice-présidente.

N’empêche, Kamala Harris a fracassé d’un coup une pléiade de plafonds de verre.

Mais la force du symbole va bien au-delà du fait qu’elle soit femme, noire, indienne, fille d’immigrants. 

Kamala Harris incarne surtout un nouveau type de femme moderne. 

Elle a marié un homme divorcé, juif. Elle n’avait pas d’enfants avant d’épouser Doug Emhoff à l’âge de 49 ans. 

Elle limoge d’un coup une foule de stéréotypes qui planent sur les femmes d’ambition.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Bye Bye, Cendrillon

Kamala Harris est une belle-mère aimée. Les enfants de son mari l’appellent « Momala », un jeu de mots avec Kamala et mamaleh, qui signifie « petite mère » en yiddish.

Disons que c’est rafraîchissant. 

Voilà des décennies que les belles-mères du monde entier traînent le poids des marâtres des contes de Charles Perrault et des frères Grimm.

Blanche-Neige, Peau d’Âne, Cendrillon, la mégère ambitieuse qui vole le cœur et le fric d’un père ont alimenté les soupçons de générations d’enfants du divorce, et terrifié combien de « secondes épouses ».

Kamala Harris tourne cette page.

  • Écoutez la chronique d'Emmanuelle Latraverse sur QUB radio:

Une nouvelle génération

La future vice-présidente offre surtout un affranchissement à toutes les femmes de carrière qui se font demander avec consternation pourquoi elles n’ont pas d’enfants « à elles ».

Celles-ci n’auront plus à se justifier. Elles n’auront plus à passer pour des femmes dénaturées ou des victimes d’une société d’hommes. Elles pourront enfin dire : « Pis ? Regarde Kamala ! »

Kamala se fait photographier en pantalon de jogging avec une queue de cheval et des Converse. 

Kamala n’est pas prisonnière du bagage de Hillary Clinton.

Car il fallait Hillary pour célébrer Kamala.

Comme elle l’a si bien dit samedi : « c’est grâce aux femmes qui m’ont précédée que je suis ici ce soir. »