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Quand Richard Legendre a dû sauver l’Impact

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Un appel du Premier ministre du Québec Bernard Landry a changé l’avenir du soccer à Montréal en 2001. Alors que l’Impact connaissait des difficultés financières, le gouvernement avait mis la main à la pâte.

Dans le cadre de la semaine sport et politique à Dave Morissette en direct, l’ancien ministre des Sports et vice-président exécutif de l’Impact Richard Legendre a plongé dans ses souvenirs pour se remémorer une brève conversation avec Landry.

«Quand je suis arrivé en poste comme ministre en 2001, M. Landry m’appelle. Il s’inquiétait du sort de l’Impact. Joey Saputo n’était pas certain de vouloir continuer», raconte celui qui a été député du Parti québécois de 2001 à 2007.

«Bernard Landry me dit : "Est-ce qu’on peut faire quelque chose ?" Je raccroche et mon chef de cabinet me dit deux choses : "Le Premier ministre ne t’appellera pas tous les jours et quand il t’appelle pour te demander quelque chose, tu es mieux de le faire."»

C’est alors que le gouvernement du Québec offre une aide financière au club montréalais. De son côté, l’Impact se transforme en organisation à but non lucratif.

À ce moment, Richard Legendre était loin de se douter qu’il deviendrait l’un des bras droits de Joey Saputo quelques années plus tard.

Lors de sa défaite électorale en 2007, l’ancien ministre des Sports de joint à l’Impact pour un projet grandiose : la construction du stade Saputo.

«Ce n’était pas pour mes connaissances en soccer que Joey me recrutait», avoue celui qui a travaillé pour l’Impact pendant plus d’une dizaine d’années.

Avec Legendre dans ses rangs, le onze montréalais a inauguré le Stade Saputo en 2008, procédé à son agrandissement en 2012, en plus de voir l’équipe faire le saut dans la MLS lors de la même année.

Richard Legendre, souverainiste jusque sur les terrains de tennis 

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Richard Legendre est souverainiste.

Il ne s’en est d’ailleurs jamais caché. Même sur les terrains de tennis!

«J’étais un peu révolutionnaire à l’époque avec mon bandeau fleurdelysé. En 1971, quand j’ai remporté le Championnat canadien junior à Vancouver, je jouais avec un t-shirt fleurdelysé. C’était assez spécial. J’ai toujours été convaincu et je le suis resté», a-t-il dit à l’émission Dave Morissette en direct, mardi soir, dans le cadre de la semaine thématique politique.

Son meilleur ami, Réjean Genois, qui était autrefois son plus grand rival, a d’ailleurs raconté une anecdote qui en dit long sur les convictions politiques de l’ancien député du Parti Québécois.

«Une fois, dans un tournoi à Cap-Rouge, Richard affrontait un joueur de Vancouver et l’arbitre sur la chaise, un Québécois, donnait le pointage dans les deux langues. Richard s’était offusqué en disant : "Pourquoi quand on joue à Vancouver, on donne le score seulement en anglais?" Je pense qu’il l’avait même menacé d’arrêter de jouer.»

À cette époque, Legendre n’avait pas de plan pour son après-carrière.

«À 25 ans, je me demandais bien ce que j’allais faire dans la vie après le tennis. Je n’en avais aucune idée. Je n’aurais jamais été capable de prévoir le parcours que j’ai eu», a-t-il affirmé.

Sa feuille de route est effectivement très longue et impressionnante : après avoir agi comme directeur de deux circuits ainsi que des Internationaux de tennis du Canada, il a été élu député du comté de Blainville en 2001. Il a ensuite été nommé ministre responsable de la Jeunesse, du Tourisme, du Loisir et du Sport, en plus de se voir confier par la suite celui de la Faune et des Parcs. Après, il est devenu le vice-président exécutif de l’Impact de Montréal et du Stade Saputo.

Maintenant à la «retraite» depuis décembre 2019, il s’investit comme professeur associé au HEC Montréal dans un programme de gestion du sport.