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Se souvenir de quoi, au juste?

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Aujourd’hui, nous nous souvenons de ceux et celles à qui nous devons une grande partie de nos libertés.

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Le 11 novembre, jour du Souvenir. Chaque année, ici et de par le monde, nous nous souvenons, mais de quoi, au juste?

Nous nous souvenons de ceux et celles à qui nous devons plus qu’on ne peut même l’imaginer.

À tous ces anciens combattants, morts ou encore vivants, nous devons une grande partie de nos libertés. 

Le constat, diront certains, tient du cliché. Il n’est pourtant que vérité.

Au Canada, surtout à cause de la crise de la conscription, on a longtemps fait mauvaise réputation aux soldats québécois, toutes origines confondues. On les disait peu enclins à se porter volontaires pour la guerre – tout particulièrement la Seconde Guerre mondiale.

Or rien n’est plus faux. Fort heureusement, au cours des dernières années, ce mauvais procès a fini par se taire.

À preuve, nous sommes nombreux et nombreuses à compter dans nos propres familles, dans les générations qui nous ont précédés, des vétérans d’une ou plusieurs guerres.

Et pourtant, nous connaissons fort peu notre histoire militaire. Comme nous connaissons de moins en moins des pans entiers de notre histoire, point.

Par où commencer?

Pourquoi ne pas prendre le temps de s’y pencher un peu plus?

Un exemple parmi tant d’autres: plus tôt cette année, notre collègue Marie-France Bornais faisait ici la recension du livre passionnant de Luc Lépine, historien militaire, sur Léo Major, surnommé le «Rambo québécois» et véritable héros de la Seconde Guerre mondiale.

L’envers de la médaille, malheureusement, pour M. Major comme pour tant d’autres vétérans, étant les lourdes séquelles des survivants. Y compris le stress post-traumatique.

Une journée par année pour honorer le legs immense des vétérans, d’ici et de partout, c’est bien peu. 

Nous leur disons merci, du fond du cœur. 

Personne n’ose même imaginer l’ampleur des sacrifices que chacun d’entre eux a dû consentir dans leur combat pour les libertés que nous tenons parfois dangereusement pour acquises. 

Il existe des guerres injustes. Mais il existe aussi des guerres justes, inévitables de par les circonstances.

Nos vétérans, du Québec et du Canada, ont connu les guerres justes. Mais leur sort, lui, trop souvent, ne l’aura pas été.