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Édition québécoise: Johanne Guay lauréate du prix Fleury-Mesplet

Édition québécoise: Johanne Guay lauréate du prix Fleury-Mesplet
Joël Lemay / Agence QMI

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Forte de ses 35 années de dévouement en plein coeur de l’édition québécoise, Johanne Guay est la lauréate du prix Fleury-Mesplet, décerné jeudi dans le cadre du Salon du livre de Montréal. 

Derrière les succès de populaires auteurs tels que Kim Thuy, David Goudreault et Janette Bertrand, la vice-présidente Édition du Groupe Librex s’est dit très touchée d’hériter de cet honneur soulignant son vif soutien à la littérature d’ici. «C’est émouvant de recevoir ça de la part de ses pairs. Je suis encore sous le choc.»

Évolution et exportation

Depuis ses débuts à la direction générale de l’Association nationale des éditeurs de livres, au milieu des années 1980, Johanne Guay a joué un rôle dans l’évolution des choses en édition.

Bien que rien ne la destinait à ce milieu outre le fait qu’elle dévorait les livres à l’adolescence, elle est aujourd’hui très fière de bon nombres de changements, dont celui de la place qu’ont prise les femmes

«Quand j’ai commencé, il y a 35 ans, il y avait quelques femmes présidentes-propriétaires de leur maison d’édition, mais c’était beaucoup des hommes, rappelle-t-elle. Là, il y a plus un équilibre et je trouve ça super.»

Celle qui passera le flambeau l’an prochain se réjouit également de la renommée des auteurs québécois. «La qualité des écrivains qu’on a au Québec, c’est fabuleux. En 35 ans, il y en a eu du chemin [parcouru]. De voir tous ces écrivains maintenant traduits à l’étranger, ça me rend très fière.»

«Il y a des auteurs qui sont en nomination pour de grands prix français... Et j’ai la chance de publier Kim Thuy. Quand tu as une auteure que tu vends dans 40 pays, et qui est quasiment attendue par les médias à l’aéroport, c’est assez hallucinant...»

Pour elle, il est impératif de souligner le voyage marquant des écrits québécois à l’étranger. «On a vendu “Les aliments contre le cancer” du docteur Béliveau à plus de 700 000 copies à l’étranger, dont quelques centaines de milliers en Allemagne. Ce qui me fait plaisir là-dedans, c’est l’exportation des cerveaux qui n’est pas seulement au niveau de la science.»

Le retour de la fiction

Dans l’univers littéraire, l’arrivée de la COVID-19 a aussi modifié bien des choses.

«La fiction au Québec a pris le bord pendant plusieurs années, dit Johanne Guay. L’an dernier, il est arrivé une chose magnifiquement désolante: la pandémie. Elle nous a obligés à rester chez nous et les ventes de romans ont remonté de façon exponentielle. Je ne parle pas que des quantités; la fiction a repris ses droits. Les gens sont revenus au besoin de lire de la fiction, de rêver, de pleurer...»

Le pouvoir des mots s’est alors à nouveau fait sentir. «Les libraires ont découvert la vente de livres en ligne et les sites web sont devenus plus importants. Ce que je trouve extraordinaire, c’est que les libraires n’ont jamais été aussi forts...»

Ça se passe au Salon... 

Lectures publiques, tables rondes, confidences; il y en a virtuellement pour tous les goûts au Salon du livre de Montréal, jusqu’à dimanche.

Vendredi

L’auteure et comédienne Frédérique Dufort s’adresse aux jeunes avec «Miss Parfaite... TELLEMENT PAS! Une jasette pour les filles ET les gars!». 

  • À compter de 13 h 30.  

La réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette et la scénariste Catherine Léger abordent l’adaptation de l’oeuvre de Geneviève Pettersen, «La déesse des mouches à feu». 

  • La discussion s’amorce à 14 h 30.  

Lis-moi MTL: le «liseur public» Olivier Courchesne s’entretient avec l’auteure et comédienne Debbie Lynch-White pour parler littérature. 

  • Rendez-vous à 21 h.  

Samedi

Parce qu’il est important de concocter des repas chez soi, les passionnés bouffe Véronique Bouchard, Lesley Chesterman, Geneviève Everell et Jean Soulard parlent «Cuisine et confinement». 

  • Dès 10 h 30.  

Les romancières québécoises se sont taillé une place dans l’univers des polars et font briller divers personnages féminins. Chystine Brouillet anime une rencontre autour des romans policiers. 

  • La discussion est lancée à 13 h.  

Kim Thuy sait raconter des histoires. L’acclamée autrice vient de publier «Em», son plus récent roman. C’est l’occasion idéale de s’entretenir avec elle. 

  • Un tête-à-tête à partir de 14 h.  

Dimanche

La fuite est un thème qui inspire les auteurs d’ici, car elle peut s’avérer bénéfique pour quiconque a besoin d’un changement de vie. David Goudreault, Hélène Dorion et Valérie Garrel en discutent avec Tristan Malavoy. 

  • Table ronde à 14 h 30.  

Le temps de la lecture publique «Poèmes pour changer la face du monde», 13 imaginaires vibrent grâce aux mots, au rythme d’une langue et d’une mémoire à saluer. 

  • Coup d’envoi du spectacle donné à 17 h.  

Le prolifique Michel Tremblay en a toujours autant à raconter. Les nouvelles confidences de cet incontournable de la littérature québécoise s’annoncent riches. 

  • L’entretien débute à 18 h.  

Tous les détails de ces événements et la programmation complète au salondulivredemontreal.com.