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En santé, Quincy Guerrier veut connaître une grosse saison

Le Québécois a subi une importante opération à l’aine le 2 juin dernier

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Photo courtoisie Quincy Guerrier anticipe de grandes choses à sa deuxième saison avec l’Orange de Syracuse.

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La saison morte n’a pas été de tout repos pour Quincy Guerrier. De retour à Montréal lors du confinement de mars après que la saison de la NCAA eut été annulée, l’ailier de l’Orange de Syracuse a finalement pu reprendre le chemin des États-Unis le 27 mai.

Le 2 juin, Guerrier était opéré à l’aine par un éminent spécialiste à Philadelphie.

« Un de mes anciens entraîneurs à l’Académie de basketball de Thetford Mines est venu me porter au poste frontalier et ma copine m’attendait de l’autre côté, raconte-t-il. J’avais une lettre qui me permettait de passer, mais ce ne fut pas nécessaire puisque le douanier m’a reconnu. Après une résonnance magnétique, j’ai été opéré par le Dr Myers qui est le meilleur aux États-Unis. Il a opéré plusieurs joueurs de la NFL et de nombreux athlètes. Mon aine du côté droit était complètement déchirée et le côté gauche était partiellement déchiré. » S’il a terminé la saison dans cet état, Guerrier a rapidement constaté, à son retour à Montréal, qu’une opération serait nécessaire. « J’avais vraiment, vraiment mal dans mon sommeil parce que mon corps n’était plus habitué à la douleur. Je voulais retourner le plus tôt possible à Syracuse pour être prêt pour la saison, mais le confinement a amené des contraintes. »

Trois mois de réhabilitation

Après une période de réhabilitation de trois mois, l’ailier de 6 pi 7 po a repris l’entraînement. « Ce fut difficile, à mon retour, puisque j’ai été inactif pendant cinq mois. J’ai renforci mes jambes, mais je ne suis pas encore à 100 %. Même à 85-90 %, je suis dans une meilleure condition que l’an dernier. Je vais revenir à 100 % pendant la saison. »

Guerrier dit avoir tiré une leçon de toute cette histoire. « Après le match du 1er février contre Duke, j’ai pensé arrêter parce que la douleur était vraiment grande, mais j’ai décidé de terminer la saison après avoir passé une radiographie. J’avais l’impression que je laisserais tomber l’équipe si j’arrêtais. J’ai sûrement aggravé ma blessure en continuant de jouer et je ne ferai plus jamais ça de ma vie. La douleur était tellement intense que je pleurais parfois dans ma chambre. »

À l’aube de sa deuxième campagne dans la NCAA, Guerrier prévoit de connaître une grosse saison. L’Orange accueillera les Bulldogs de Bryant le 27 novembre à l’occasion de son premier match. « J’ai vraiment amélioré mon tir de trois points. Plusieurs vont être surpris. J’ai connu des hauts et des bas l’an dernier, mais j’ai beaucoup appris. Sur le plan collectif, on vise une saison de plus de 20 victoires. » L’Orange a conservé une fiche de 18 gains et 14 revers l’an dernier.

Sous le radar

Analyste pour le réseau CBS et auteur du blogue College Hoops Today, Jon Rothstein considère Guerrier comme l’un des 20 joueurs sous le radar qui pourraient exploser à leur deuxième année. « Guerrier est bâti comme un dieu grec et possède les attributs physiques que la plupart des joueurs saliveraient d’avoir, a-t-il écrit. Il possède tous les atouts pour connaître du succès et se développer à sa deuxième saison. »

Jeudi, un sondage mené auprès des médias américains avant le début des hostilités plaçait l’Orange au 6e rang de l’ACC.