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Abattage de cerfs: la mairesse de Longueuil menacée de mort

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La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, a reçu des menaces de mort concernant l’abattage prévu de la moitié des cerfs de Virginie du parc Michel-Chartrand, selon son cabinet.

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Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) a ouvert une enquête concernant les menaces, qualifiées de «sérieuses», qu’aurait reçues Sylvie Parent.

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

L’opposition officielle à l’Hôtel de Ville s’est dite choquée par ces menaces qu’elle dénonce.

«Qu’on soit pour ou contre l’abattage des cerfs de Virginie, les menaces à l’intégrité physique d’une personne n’ont pas leur place dans nos sociétés démocratiques. Comme élu, mais également comme citoyen, on doit élever la conversation publique au niveau des idées», a affirmé le chef de l’opposition, Xavier Léger, par communiqué jeudi.

La Ville de Longueuil a pris la décision d’euthanasier une quinzaine de cerfs de Virginie en raison de la surpopulation. Au ministère de la Faune, on assure que c’était la décision à prendre.

Des offres pour les sauver

Divers organismes ont cependant offert leur aide pour éviter que ces bêtes ne soient tuées.

L'entreprise Sauvetage Animal Rescue a annoncé, jeudi, qu’elle est prête à absorber les frais de capture et de déplacement pour les 15 cerfs visés par Longueuil.

«Véhicules de sauvetage, ressources humaines et matérielles sont offerts gratuitement à la Ville de Longueuil afin de trouver une solution alternative pour les cerfs», a affirmé l'entreprise sur sa page Facebook.

Le Miller Zoo de Frampton, en Beauce, et la Ferme 5 étoiles de Sacré-Cœur, sur la Côte-Nord, ont dit être «prêts à accueillir conjointement tous les cerfs menaçant l'écosystème du parc».

«Ultimement, la décision n'est pas la nôtre, cependant, nous souhaitons offrir une alternative aux partis concernés», a ajouté le Miller Zoo sur sa page Facebook, jeudi matin.

Une des propriétaires du Miller Zoo a précisé que les animaux seraient installés dans un milieu sécurisé pour éviter une contamination des cheptels.

Pour ce qui est du transport, elle précise également que ça ne devrait pas être difficile.

«On entend dire que le transport causerait un stress pour ces animaux-là et risquer qu’ils en meurent, mais de toute façon, ces animaux-là vont mourir quand même s’il n’y a pas cette option», affirme Émilie Ferland.

«Transporter des animaux, c’est quelque chose qui se fait régulièrement. Je pense que cette option a vite été tassée, peut-être qu’elle vaudrait la peine d’être reconsidérée», ajoute la copropriétaire.

Lors du plus récent recensement, on dénombrait 32 chevreuils vivant au parc Michel-Chartrand. Toutefois, la superficie du parc ne permet d'accueillir qu’une quinzaine d’entre eux.

Végétation ravagée, accident avec des véhicules, risque de transmission de la maladie de Lyme ainsi que plaintes et réclamations de citoyens sont quelques-uns des arguments que la Ville a présentés pour expliquer cette opération de contrôle de la population.

Anaïs Gasse, biologiste au ministère de la Faune, précise qu’il s’agit d’une étape dans un plan de gestion de la Ville.

«C’est une intervention ponctuelle et exceptionnelle qui va être réalisée au parc Michel-Chartrand et combinée à une chasse intensifiée au boisé du Tremblay. Les deux actions réunies ensemble devraient diminuer [la population] et la ramener à l’équilibre biologique», explique la biologiste.