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Lance Stroll: «Ça n’a pas été amusant récemment»

Le pilote québécois Lance Stroll souhaite mettre fin à sa disette ce dimanche

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Photo AFP Lance Stroll a connu une saison en dents de scie jusqu’à présent.

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Lance Stroll connaît un passage à vide pour le moins inquiétant en F1 depuis qu’il a accédé à la troisième marche du podium à Monza, le 6 septembre.

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Du quatrième rang au classement cumulatif qu’il occupait (à égalité avec Lando Norris) à l’issue de cette course un peu folle et imprévisible en Italie, le voilà rétrogradé à la 11e place, avec 57 points au compteur, à l’aube du Grand Prix de Turquie, qui sera disputé dimanche.

Une violente sortie de piste au Mugello (causée par une crevaison), un accrochage dès le premier tour avec Charles Leclerc à Sotchi, un forfait au Nürburgring après avoir contracté la COVID-19, et deux courses brouillonnes par la suite à Portimão et à Imola l’ont empêché de récolter des points lors des cinq dernières courses inscrites au calendrier.

« Ça n’a pas été amusant récemment, a-t-il déclaré jeudi. Je ne vous mentirai pas. J’ai vécu des moments très frustrants après un début de saison prometteur. Après Monza, j’avoue que mes dernières participations ont été éprouvantes. Je n’y peux rien. »

« Avec un peu de recul, a poursuivi celui dont les propos ont été rapportés par le site officiel de la F1, il y a certaines choses que j’aurais pu faire différemment. J’ai commis quelques erreurs que je regrette évidemment.

« Par contre, certaines circonstances étaient incontrôlables, dont mon absence causée par la COVID-19, a relaté Stroll. Cette mauvaise passe est derrière moi et je me concentre sur les quatre dernières épreuves de la saison.

« Je me sens très bien, a indiqué Stroll, et j’aborde la fin de semaine avec enthousiasme. »

Une lutte à trois écuries

L’écurie Racing Point, au cœur d’une lutte très animée pour le troisième rang au Championnat des constructeurs, doit une fière chandelle à son coéquipier Sergio Pérez, qui a accumulé des points précieux à ses 11 départs cette année.

Le Mexicain, qui sera remplacé l’an prochain par Sebastian Vettel au sein de l’équipe dirigée par Lawrence Stroll, aurait sans doute contribué davantage s’il n’avait pas été forcé de céder son volant à deux reprises cette saison, après avoir, lui aussi, été déclaré positif à la COVID-19.

« Je sais que je dois en faire plus, a avoué Stroll. Je pense que nous pourrons compter sur une monoplace très compétitive en Turquie. »

Derrière les intouchables écuries Mercedes (déjà championne) et Red Bull, qui affichent 479 et 226 points respectivement au tableau des constructeurs, Renault (135) occupe la troisième place, avec un seul point d’avance aux dépens de McLaren et de Racing Point.

« Je veux inscrire des points régulièrement pour que notre équipe termine à la troisième position au classement final, de renchérir Stroll. C’est de plus en plus serré et la régularité sera vraiment importante. »

Un tracé à découvrir

Seulement quatre pilotes du plateau actuel ont déjà couru au circuit d’Istanbul, qui accueille la F1 pour la première fois en neuf ans, soit Pérez, Lewis Hamilton, Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen. 

Les trois derniers mentionnés ont d’ailleurs remporté l’épreuve à une reprise. Le Grand Prix de Turquie a été présenté de 2005 à 2011 avant qu’une dispute entre le promoteur et le tsar de la F1 à l’époque, Bernie Ecclestone, ne mette fin au contrat.

Cette course ne figurait pas au calendrier initial en 2020, mais elle fait partie des nouvelles destinations ajoutées à la programmation en raison de la pandémie.

« C’est un défi pour tous les pilotes d’avoir à découvrir un tracé, explique Stroll. J’ai visionné quelques courses présentées dans le passé et elles se sont avérées passionnantes. Tout le monde parle du virage numéro huit à Istanbul et moi aussi je suis convaincu que ce sera le clou du spectacle.

« Ça devrait être assez spécial d’y rouler à bord de ces F1 modernes. »


♦ Avis à tous les amateurs qui souhaitent regarder la course en direct : le départ sera exceptionnellement donné à 5 h 10, heure normale de l’Est, dimanche matin. Quant à la séance de qualifications, elle s’amorcera à 7 h samedi.