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Le fameux virage huit est redouté au circuit d’Istanbul

Le pilote torontois, Nicholas Latifi
Photo AFP Le pilote torontois, Nicholas Latifi

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Les pilotes sont quasi unanimes : le fameux virage huit du circuit d’Istanbul, théâtre du Grand Prix de Turquie dimanche, est considéré comme le secteur signature de ce tracé de 5,3 kilomètres qui accueillera les monoplaces de la F1 pour la première fois depuis 2011.

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Pendant quelques secondes, les pilotes devront encaisser 5 G en force latérale quand ils affronteront ce virage qui, selon plusieurs, sera négocié à plein régime pendant une bonne partie de la course.

« C’est un endroit unique, a raconté jeudi le pilote torontois Nicholas Latifi, en visioconférence avec quelques journalistes canadiens. Non seulement il sera éprouvant physiquement, mais ce sont aussi les pneus [surtout l’avant droit] qui vont énormément souffrir. »

Il n’est donc pas surprenant de constater que le fournisseur Pirelli proposera sa gamme de composés la plus dure pour la fin de semaine.

« La stratégie d’arrêt au puits de ravitaillement sera primordiale », a indiqué celui qui dispute sa première saison en F1.

Pérez met en garde son coéquipier

Sergio Pérez, l’un des quatre pilotes à avoir déjà roulé (en 2011) à Istanbul avec Kimi Räikkönen, Sebastian Vettel et Lewis Hamilton, a déjà avisé son coéquipier Lance Stroll chez Racing Point, de préparer son... cou en conséquence.

« Je lui ai suggéré, à la blague, de dire le vétéran pilote mexicain en conférence de presse, de bien réchauffer ses muscles du cou. Ce virage ne pardonne pas. J’ai hâte de voir comment ça va se passer neuf ans plus tard au volant de nos voitures si performantes. »

Certaines équipes ont prévu d’installer des appuie-tête plus rembourrés dans le cockpit, si le besoin se fait sentir.

« Ce virage sera très néfaste pour le cou, a renchéri Esteban Ocon, pilote de l’écurie Renault. Mon ingénieur m’a sensibilisé à la situation et m’a même proposé d’aménager une protection supplémentaire dans la voiture.

« Je vais voir comment ça va se dérouler vendredi matin et on verra par la suite. »

Même son de cloche du côté de George Russell, coéquipier de Latifi au sein de l’équipe Williams.

« Ce virage devrait être franchi sans lever le pied, prétend le jeune pilote britannique. Nous aurons à subir une charge équivalente à environ 50 kilos dans le cou pendant environ six secondes. C’est énorme. J’ai aussi quelques inquiétudes pour les pneus. »