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Transporteurs aériens: tests de COVID-19 rapides avant de monter à bord

Dans le cadre d'une étude, l'organisme McMaster HealthLabs mène actuellement des tests de dépistage chez des voyageurs internationaux qui rentrent au pays à l'aéroport de Toronto. Cette mesure ne remplace toutefois pas la quarantaine obligatoire de 14 jours imposée par le gouvernement canadien.
Photo courtoisie Dans le cadre d'une étude, l'organisme McMaster HealthLabs mène actuellement des tests de dépistage chez des voyageurs internationaux qui rentrent au pays à l'aéroport de Toronto. Cette mesure ne remplace toutefois pas la quarantaine obligatoire de 14 jours imposée par le gouvernement canadien.

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Alors que 58 transporteurs aériens réclament un processus mondial de «dépistage harmonisé» dans les aéroports, des compagnies aériennes canadiennes s’organisent ou ont déjà commandé des tests de dépistage rapide de la COVID-19, dans le but de dispenser les voyageurs de la quarantaine obligatoire.

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C’est notamment le cas d’Air Canada, qui a commandé 25 000 tests de dépistage de la pharmaceutique Abbott. Pour le moment, il n’est pas possible de savoir quand et comment seront utilisés ces tests pour les voyageurs qui reviennent au pays. «Nous sommes d'avis que le dépistage jouera un rôle clé dans la protection des employés et des clients jusqu'à ce qu'un vaccin contre la COVID-19 soit disponible», affirme la porte-parole de l’entreprise, Pascale Déry. 

Du côté de Transat, on serait en train «d’explorer les possibilités», selon la porte-parole Marie-Christine Pouliot. «Nous jugeons qu’il s’agit d’une alternative beaucoup plus viable que la quarantaine obligatoire imposée présentement aux voyageurs qui entrent au Canada, qui freine la relance du tourisme», indique-t-elle.  

Questionnée par Le Journal, Sunwing n’a pas spécifié si elle songeait à se procurer des tests de dépistage rapide de la COVID-19. 

Tests rapides réclamés dans le monde

Par ailleurs, les trois alliances mondiales de transporteurs aériens, soit Oneworld, SkyTeam et Star Alliance, font front commun, réclamant des tests de dépistage rapide pour les passagers, afin de «ramener la confiance» des voyageurs. 

«Des études scientifiques ont démontré que l’expérience de vol est actuellement sécuritaire, plus sécuritaire que d’être dans un restaurant», affirme Robert Carrett, porte-parole de Star Alliance. «Nous encourageons les gouvernements à utiliser les statistiques scientifiques pour que les tests de dépistage puissent remplacer la quarantaine», ajoute-t-il. 

Le regroupement demande également la mise en place de «passeports santé numériques» permettant de valider l’état de santé des passagers avant qu'ils ne montent à bord.  

Des passagers testés aux États-Unis

Depuis quelques semaines, certaines compagnies américaines procèdent à des tests de dépistage pour leurs voyageurs rentrant au pays. C’est notamment le cas d'United Airlines, qui, depuis le 15 octobre, teste ses passagers empruntant le vol San Francisco - Hawaï. Les passagers en partance de San Francisco peuvent, quelques heures avant leur vol, se présenter dans un service de dépistage à l’auto installé à l’aéroport. 

Récemment, American Airlines a aussi commencé à procéder à des tests de dépistage rapide pour ses passagers voyageant à Hawaï ou au Costa Rica en partance de l’aéroport international de Miami ou de l’aéroport de Dallas-Fort Worth. Au cours des prochains jours, d’autres tests rapides seront offerts aux voyageurs en partance de Miami vers la Jamaïque ou les Bahamas. Cet hiver, le programme devrait s’étendre à d’autres destinations des Caraïbes, indique-t-on.  

Pour l’instant, aucune compagnie aérienne n’offre ce service au Canada. 

Projet-pilote et étude

Chez nous, une étude est en cours depuis le 3 septembre à l’aéroport de Toronto, dans le but de fournir de l’information sur l’efficacité de ces tests de dépistage au Canada.  

Ainsi l’organisme McMaster HealthLabs a-t-il mené plus de 28 000 tests de dépistage chez des voyageurs internationaux qui rentraient au pays. Les tests se font en autoprélèvement, sur une base volontaire. Les résultats préliminaires démontrent que 99% des participants ont obtenu un résultat négatif à la COVID-19. Cette mesure, toutefois, ne remplace pas la quarantaine obligatoire de 14 jours imposée par le gouvernement canadien. 

Par ailleurs, un projet-pilote d’une durée de 26 semaines est aussi en cours à l’aéroport de Calgary, en Alberta, où des tests de dépistage sont offerts aux voyageurs internationaux. 

Les résultats des tests devraient être connus en 24 à 48 heures. Les voyageurs devront par contre s’engager à subir un deuxième dépistage six ou sept jours après leur arrivée au pays. 

Pour le moment, aucune initiative du genre n’est prévue à l’aéroport de Québec.  

L’administration de l’aéroport de Montréal affirme quant à elle être en «pourparlers avec divers partenaires» dans le but d’offrir ces tests aux passagers. 

Pertes

Selon l’Organisation de l'aviation civile internationale, la pandémie a engendré des pertes allant de 387 à 391 milliards de dollars US pour les transporteurs aériens. On estime par ailleurs que la crise sanitaire entraînera des pertes additionnelles de 72 à 88 G$, uniquement pour le premier trimestre de 2021.

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