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Une murale pour Joyce Echaquan au Musée de Joliette

FD-DECES-ATTIKAMEK
PHOTO COURTOISIE

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Une murale à la mémoire de Joyce Echaquan, cette Attikamekw morte sous les insultes du personnel au Centre hospitalier régional de Lanaudière, est en voie d’être terminée au Musée d’art de Joliette. 

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L’œuvre de l’artiste attikamekw Eruoma Awashish est le résultat d’une collaboration entre le Musée et le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière.

«Comme le Musée est situé à l’entrée de la ville, cette murale est l’une des premières choses que verront les gens en arrivant à Joliette, a déclaré Jean-François Bélisle, directeur général du Musée par communiqué, jeudi. Nous pensons qu’en tant qu’institution culturelle, nous devons poser des actions concrètes afin que soit entendue la voix des Premières Nations et que se rétablisse le dialogue entre les cultures.»

Intitulée «Mackwisiwin» [La force], la murale commencée lundi devrait être complétée vendredi.

«C’est la famille de Joyce que je représente sur cette murale. J’ai choisi un vert lime vibrant pour le fond, je voulais que ce soit lumineux. Dans la souffrance, on grandit et on s’élève. Il faut se servir d’épreuves comme celles de la mort de Joyce pour s’élever, grandir, évoluer, cheminer et ne plus vivre des choses comme celles-là», a affirmé Eruoma Awashish.

«Par son décès, Joyce a semé quelque chose qui va pousser à l’intérieur de nous et que j’appellerais l’éveil. Avec cette murale, je voulais apporter de la lumière, faire ressortir la beauté», a-t-elle ajouté.

La mort de Joyce Echaquan à l’hôpital en septembre dernier a suscité la controverse et a poussé le gouvernement du Québec à ouvrir une enquête publique.