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Une vraie épidémie

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Contrairement à la COVID-19, ce virus ne fait pas de morts et n’envoie personne aux soins intensifs.

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Mais pour des dizaines d’organisations, qu’elles soient publiques ou privées, ses impacts peuvent être absolument dévastateurs.

Activités paralysées, pertes financières, données personnelles d’employés ou de clients volées et publiées allègrement sur le dark web...

Je parle bien sûr des ravages faits par des pirates informatiques sans scrupule.

Il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’on entende parler d’une nouvelle organisation victime d’un rançongiciel.

À la mi-octobre, c’était la Société de transport de Mont-réal, qui ne s’en est d’ailleurs pas complètement remise.

Il y a deux semaines, c’était au tour du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal. D’ailleurs, le CIUSSS nous a confirmé vendredi dernier qu’il ne pourra se rebrancher au réseau internet avant... plusieurs semaines.

Entrepreneurs victimes

Le classique : des pirates inconnus pénètrent dans le réseau informatique, barrent l’accès aux données après les avoir volées, et réclament une rançon en cryptomonnaie pour redonner le contrôle.

Notre journaliste Hugo Joncas a répertorié une dizaine de nouveaux cas partout au Québec.

Ses reportages que nous publierons au cours des prochains jours s’intéressent particulièrement aux PME. Plusieurs des victimes sont des entrepreneurs déjà mis à mal par la COVID-19, qui n’ont vraiment pas les moyens d’être victimes de chantage informatique.

Espérons que leurs témoignages permettront de sensibiliser les gouvernements et les corps policiers à l’urgence de lutter contre les cyberpirates.