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Dicaire entretient l’espoir

Le combat du 11 décembre de la Québécoise a été remis quatre fois

Dicaire vs Lauren
Photo d'archives, Chantal Poirier Le combat entre Marie-Ève Dicaire Claressa Shields qui était censé avoir lieu le 11 décembre a été reporté.

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Marie-Ève Dicaire a piqué une crise lorsqu’elle a appris le quatrième report de son combat d’unification contre Claressa Shields, mercredi. On peut très bien la comprendre. Malgré les embûches des derniers mois, elle a toujours l’intention de croiser le fer avec l’Américaine dès que ce sera possible.

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La semaine dernière, on annonçait dans notre édition de samedi que ce choc aurait lieu le 11 décembre à Las Vegas. D’ailleurs, cette semaine, les deux boxeuses ont fait la pesée de 30 jours exigée par le World Boxing Council (WBC). 

L’équipe de tournage d'UFC Fight Pass devait ensuite débarquer au Québec, samedi, pour faire un reportage sur la Québécoise en prévision de son combat. Toutefois, le projet a été stoppé par la Commission athlétique du Nevada, qui n’a pas voulu sanctionner l’événement de Zuffa Boxing. 

«Je n’ai pas bien réagi sur le coup, a confirmé Marie-Ève Dicaire lors d’un entretien téléphonique avec Le Journal de Montréal. J’étais fâchée et j’ai tout fait pour me défouler. 

«Par contre, je suis retombée sur mes deux pieds dès le lendemain. J’ai poursuivi mon entraînement. J’ai dit à mon promoteur, Yvon Michel, que je n’avais pas fait de sacrifices pendant un an pour rien. Je veux toujours ce combat contre Shields.»

Dicaire n’est pas une personne patiente de nature. On pourrait penser qu’elle a voulu abandonner l’idée d’affronter Shields. C’est loin d’être le cas. 

«J’ai toujours eu tendance à bousculer les choses pour qu’elles arrivent, a-t-elle précisé. Je ne peux pas le faire dans la situation actuelle. Je n’ai pas le contrôle et ce n’est pas entre mes mains. 

«Ce qui me permet d’entretenir de l’espoir, c’est que Shields veut toujours m’affronter. Nous sommes dans le même bateau.»

La poursuite du camp

Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, Dicaire et son entraîneur Stéphane Harnois ne vont pas lever le pied dans les prochains jours. 

Il y a plusieurs scénarios sur la table. L’un d’eux serait que le combat puisse toujours avoir lieu en décembre, mais ailleurs aux États-Unis. 

«Il existe une mince chance que ça arrive, a souligné Dicaire. Pour cette raison, je dois continuer de m’entraîner. Je dois continuer de me tenir prête, au cas où ça se réaliserait.

«La bonne nouvelle, dans toute cette situation, c’est que je ne suis pas seule pour la vivre. J’ai une bonne équipe qui m’entoure et nous traversons les embûches ensemble.»