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Discussion avec Anthony Calvillo autour du numéro 13

Eskimos c. Alouettes
Photo d'archives, Martin Chevalier

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C'est vendredi 13 et certaines croyances veulent que ce numéro porte malheur, mais plusieurs sportifs ont connu passablement de succès avec un tel uniforme sur le dos. 

Au Québec, il y a eu les hockeyeurs Mats Sundin, Michael Cammalleri ou encore Pierre Lambert, dans la série télévisée «Lance et Compte»... Les nostalgiques des Expos se souviendront pour leur part du lanceur Jeff Fassero.

D’entre tous les athlètes ayant œuvré dans la Belle Province, c’est probablement à Anthony Calvillo, ancien quart-arrière des Alouettes de Montréal et maintenant entraîneur-adjoint chez les Carabins, que revient la palme du joueur ayant connu la plus faste carrière en sol québécois avec ce fameux numéro. À propos, son chandail numéro 13 a été retiré par les Alouettes... le 13 octobre 2014.

Q: Bonjour, M. Calvillo! Quand avez-vous choisi le numéro 13 et pourquoi?

R: L’histoire est un peu amusante. J’étais à l’école secondaire, où j’ai grandi à La Puente, en Californie, et je faisais partie des plus jeunes de l’équipe. Les joueurs seniors et juniors choisissaient leur numéro en premier et à mon tour, en tenant compte qu’un quart-arrière doit absolument choisir un numéro entre 1 et 20, il ne restait que le 13 pour moi. Je n’ai pas eu le choix de le prendre. J’étais pris avec ce numéro. L’avantage, c’est peu importe l’équipe avec laquelle je jouais pendant ma carrière, le 13 était toujours disponible parce que personne ne le voulais.

Q : Parmi les grands quarts-arrière ayant porté le numéro 13, il y a eu Dan Marino chez les Dolphins de Miami. Est-ce que vous vous identifiez à lui?

R : Je me souviens d’avoir vu jouer Dan Marino pendant mon adolescence et je savais qu’il jouait aussi avec le 13. Mais d’où je viens, en Californie, on encourageait plutôt les Raiders et j’aimais particulièrement Jim Plunkett (NDLR : qui portait pour sa part le 16). J’ai aussi adoré Danny White avec les Cowboys de Dallas.

Q : Curieux hasard, mais à vos débuts dans la Ligue canadienne de football, en 1994, on raconte qu’il y avait 13 quarts-arrière au camp d’entraînement du Posse de Las Vegas quand vous avez obtenu le poste de numéro 1. C’est un mythe ou une réalité?

R : C’est la réalité. C’était une équipe d’expansion et nous avions eu deux semaines de plus au camp d’entraînement pour former le club. Il y a beaucoup de joueurs en compétition, à toutes les positions, et chez les quarts, nous étions vraiment 13.

Preuve que le numéro 13 a été bon pour Calvillo. Il demeure, à ce jour, le détenteur de l’ultime record dans l’histoire du football professionnel avec 79 816 verges de gains par la passe. Calvillo a aussi été champion de la Coupe Grey trois fois avec les Alouettes (2002, 2009 et 2010).

Eskimos c. Alouettes
Photo d'archives, BEN PELOSSE

Des bons mots pour Jonathan Sénécal 

Toujours à l’emploi des Carabins de l’Université de Montréal, Anthony Calvillo a pu commencer à travailler avec le quart-arrière québécois Jonathan Sénécal.

«C’est différent quand tu vois un athlète sur des vidéos et quand tu l’as devant toi. Je devinais que Jonathan avait un bras puissant, mais en personne, c’est un autre niveau, a commenté celui qui occupe les rôles de coordonnateur offensif et entraîneur des quarts-arrières chez les Carabins. Et ce n’est pas seulement la puissance de son bras qui impressionne, mais aussi la précision de ses passes.»

Avec Montréal en «zone rouge», les entraînements sont présentement au neutre chez les Carabins, mais Calvillo et Sénécal ont pu se côtoyer cet été, sur le terrain, et aussi discuter régulièrement lors de réunions en ligne.

Emmagasiner des informations

Âgé de 21 ans, Sénécal avait admis que la présence de Calvillo chez les Carabins avait contribué à sa décision de se joindre à l’Université de Montréal, en août, plutôt que de poursuivre sa route, tel que prévu initialement, avec les Huskies de l’Université Connecticut, dans la NCAA.

«C’est sûr que c’est un plus pour moi et ç’a pesé dans la balance dans ma décision d’aller à l’Université de Montréal, avait alors indiqué Sénécal, au sujet de Calvillo, dans une vidéo diffusée par les Carabins. C’est vraiment intéressant puisqu’il a joué chez les professionnels et il a eu une belle carrière dans la Ligue canadienne de football. C’est certain que je vais essayer d’emmagasiner le plus d’informations qu’il peut m’apprendre pour m’aider dans mon développement.»