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La cavalerie arrive!

Comme le dit le Dr Anthony Fauci, l’espoir d’un vaccin ne doit pas servir de prétexte aux populations et aux gouvernements pour «baisser leur garde» face à la COVID-19.
Photo d'archives, AFP Comme le dit le Dr Anthony Fauci, l’espoir d’un vaccin ne doit pas servir de prétexte aux populations et aux gouvernements pour «baisser leur garde» face à la COVID-19.

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La cavalerie arrive! La formule, fort bien choisie, est celle du docteur Anthony Fauci, le très réputé immunologiste en chef américain.

La «cavalerie», c’est l’arrivée probable, en 2021, d’un vaccin contre la COVID-19. Possiblement, même, d’autres vaccins, produits par diverses compagnies à travers le monde.

Le partenariat Pfizer-BioNTech faisait l’annonce, cette semaine, d’un vaccin qui, selon ses dires, serait efficace à 90%. Moderna serait également avancée dans ses essais. Et d’autres compagnies encore.

Comme me le disait un ami médecin cet été, jamais, de toute l’histoire moderne du monde, autant d’efforts par autant de compagnies, ni autant d’investissements massifs des États, n’auront tous visé le même objectif: trouver un ou des vaccins efficaces contre un virus pandémique.

À ses yeux, il tombait sous le sens qu’à un moment donné, un tel effort déboucherait sur l’espoir réel d’un vaccin. Lequel finirait un jour par nous redonner une bonne part de notre «normalité» d’avant la pandémie.

Mais attention!

En même temps, le docteur Fauci lance un avertissement très sérieux: l’espoir d’un vaccin ne doit surtout pas servir de prétexte aux populations et aux gouvernements pour «baisser leur garde» face à la COVID-19.

Au contraire, même.

C’est justement parce que nous sommes frappés par une deuxième vague du virus particulièrement costaude, que l’on se doit de respecter encore plus les consignes sanitaires connues. 

On le voit, d’ailleurs. Le nombre de cas ne cesse d’augmenter. Les hospitalisations aussi. On continue également d’en mourir.

Un jour

Au Québec, un jour, on aura des analyses pointues de la «gestion» de la crise sanitaire par le gouvernement de la CAQ. On y documentera ses bonnes décisions, mais aussi les mauvaises. 

Sans rien enlever à ses propres décisions, on démontrera aussi sûrement qu’il avait hérité d’un système de santé et de services sociaux gravement affaibli par des années de compressions. Et comme coup de grâce, l’hypercentralisation et la déshumanisation de la grosse «machine» du Ministère de la Santé, imposées par les «réformes» Barrette. 

En 2022, aux prochaines élections, les Québécois rendront ainsi leur propre jugement. Chaque électeur décidera pour lui-même et elle-même si, à ses yeux, le gouvernement aura failli à la tâche ou s’il aura fait de son mieux avec ce qu’il avait et savait.

D’ici là – et surtout d’ici à ce que nous ayons accès à un vaccin efficace, ce qui n’est pas encore fait –, chacun et chacune d’entre nous doit aussi prendre ses propres responsabilités. Envers ses proches et ses concitoyens. 

Noël ou pas. Hiver ou pas.

C’est un devoir de solidarité familiale et sociale. Là-dessus, vous le savez, je persiste et signe depuis les débuts de la crise. 

Avec les mois qui passent, c’est de plus en plus dur de le faire, ça crève les yeux.

Que ce soit pour soi-même ou autour de soi, la détresse psychologique gagne rapidement du terrain.

La privation d’une vie «normale», sociale et culturelle, selon les besoins de chacun, nous use à l’os. 

Tout ce que l’on tenait pour acquis est disparu. D’un coup. Mais, heureusement, pas pour toujours.

Nous nous devons donc de tenir le coup le temps qu’il le faudra: réduire nos contacts, porter le masque (correctement!), garder nos distances, laver nos mains régulièrement, etc.

Bref, même si le risque zéro n’existe pas, protéger le mieux possible les autres et soi-même.

Sur Twitter, j’ai vu passer cette observation cette semaine, que j’ai trouvée terriblement juste. 

Quelqu’un disait ceci: chaque pandémie a un début, un milieu et une fin. Pensons seulement à la grippe espagnole de 1918-1919. Présentement, nous sommes en plein milieu de la pandémie de la COVID-19, mais un jour, comme les autres, elle se terminera. 

De sages paroles.

Jusque-là, comme le dit si bien le docteur Anthony Fauci, ne baissons surtout pas la garde.