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L’antimasque du bus remis en liberté

L’homme est accusé de voies de fait et de méfait après avoir frappé au visage une chauffeuse en septembre

patrick desbiens
Photo tirée de Facebook­­ Patrick Desbiens aurait commis des voies de fait sur deux personnes en quelques jours avant de se faire arrêter au début du mois d’octobre dernier.

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L’antimasque soupçonné d’avoir fracturé le nez d’une chauffeuse de bus qui lui avait demandé de porter un couvre-visage en septembre a réussi à obtenir sa libération en promettant notamment d’être sous médication.

Patrick Desbiens, 38 ans, était de retour vendredi au palais de justice de Laval pour son enquête sur remise en liberté.

Lundi dernier, il a officiellement été accusé de deux chefs de voies de fait et de méfait après deux premières tentatives infructueuses durant lesquelles il avait refusé de collaborer avec le tribunal.

Le juge avait alors ordonné que l’homme subisse une évaluation de son attitude d’une durée de 30 jours à l’Institut Philippe-Pinel, à Montréal.

L’accusé était toutefois beaucoup plus calme et collaboratif devant la cour, vendredi.

La Couronne a consenti à sa libération à condition qu’il se soumette à un suivi de médication strict et qu’il subisse une évaluation sur sa responsabilité criminelle concernant les faits allégués.

Deux fois plutôt qu’une

Le 26 septembre, Desbiens est monté à bord d’un autobus à Sainte-Thérèse, dans les Laurentides.

Durant le trajet, la conductrice a dû lui demander par deux fois de conserver son masque sur son visage afin de respecter les mesures sanitaires.

Pris de colère, l’antimasque aurait violemment frappé la dame de 55 ans en pleine figure avant de sortir du véhicule.

Quelques jours après sa première comparution, Le Journal rapportait qu’avant d’être interpellé par les autorités pour cette affaire, Desbiens aurait commis d’autres voies de fait sur un second individu.

Les plaignants ont peur

La libération de Patrick Desbiens n’a rien de rassurant pour ses présumées victimes.

La chauffeuse d’autobus aurait confié à son syndicat vivre beaucoup d’inquiétude par rapport à cette décision.

Elle devrait toujours composer avec des séquelles physiques et psychologiques.

« La dame n’est pas encore en mesure de revenir travailler à court terme. Elle est encore sous le choc. C’est terrible », nous a informés Stéphane Lacroix, porte-parole des Teamsters, syndicat des conducteurs routiers.


Desbiens doit également maintenir la paix, ne pas posséder d’armes et ne pas communiquer avec ses deux présumées victimes. Son dossier reviendra devant le tribunal le 19 février.