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Nero Bianco et Club C à l’abri de leurs créanciers

La COVID force le groupe à amorcer sa restructuration

Club C
Capture d'écran, WEB Le magasin Club C du Centre commercial de Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent.

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La liste des détaillants québécois forcés de se mettre à l’abri de leurs créanciers en raison des impacts de la pandémie continue de s’allonger. Les enseignes Nero Bianco et Club C entament une restructuration.

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Selon nos informations, le Groupe Nero Bianco, qui chapeaute les deux chaînes de chaussures, souhaiterait miser exclusivement à l’avenir sur son enseigne Club C. La bannière Nero Bianco pourrait ainsi disparaître. 

Lors d’une entrevue avec Le Journal en mai dernier, la direction songeait déjà à fermer huit magasins cette année à travers la province en raison des impacts de la pandémie sur le portefeuille de l’organisation. 

Dettes de 8,85 millions $

Selon des documents publics, le groupe totalise des dettes de 8,85 millions $. L’entreprise doit notamment 844 000 $ à la Banque de Montréal, 352 500 $ à la Banque de développement du Canada et 175 000 $ à Revenu Québec. Il y a aussi une dette de 195 478 $ envers les employés. 

Le Groupe Nero Bianco doit également des sommes à plusieurs propriétaires immobiliers comme Cominar, BTB et Immostar. 

C’est le syndic Raymond Chabot qui pilote le dossier. Durant le processus de restructuration, le Groupe Nero Bianco prévoit poursuivre ses activités. L’objectif est de présenter l’offre aux créanciers au cours des prochaines semaines.

Des projets en 2021

Jointe par Le Journal, la direction a préféré limiter ses commentaires assurant toutefois qu’il n’était pas question de mettre un terme à l’aventure.  

« On va continuer. Il y a même des projets d’ouverture dans les plans pour 2021 sous la bannière Club C », a répondu au bout du fil le coprésident, Jean-François Transon.  

Avant la pandémie, la compagnie, qui s’est mise sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 3 novembre, comptait une cinquantaine de points de vente à travers la province et environ 290 travailleurs.

Il resterait présentement trois magasins Nero Bianco. Il n’a pas été possible de connaître vendredi le nombre de travailleurs qui pourraient être touchés par le processus de restructuration.

Le siège social du détaillant est situé à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. 

- Avec la collaboration de Philippe Langlois