/misc
Navigation

Beaucoup de nouveaux visages chez les Carabins

Match de football des Carabins de l'Université de Montreal contre les Rouge et or de l'université Laval, CEPSUM, à Montréal, le samedi 14 septembre 2019.
Photo d'archives TOMA ICZKOVITS Match de football des Carabins de l'Université de Montreal contre les Rouge et or de l'université Laval, CEPSUM, à Montréal, le samedi 14 septembre 2019.

Coup d'oeil sur cet article

Le recrutement a été vaste chez les Carabins de l’Université de Montréal, cet automne.

• À lire aussi: Honneurs individuels dans la NFL: la course bat son plein

Déjà, plus d'une vingtaine de footballeurs ont choisi de poursuivre leur cheminement sportif et scolaire dans l’institution francophone de la métropole québécoise. Aux dires de l’entraîneur-chef Marco Iadeluca, six ou sept autres athlètes en feront de même dans les prochains jours.

«Nous sommes extrêmement heureux du recrutement que nous avons fait jusqu’à maintenant, a affirmé le pilote des Bleus, en précisant qu’il ne s’agissait toutefois pas d’une science exacte.

«Avec la pandémie et le fait que les gars n’aient pas joué depuis longtemps, nous nous attendons à ce qu’il y ait des départs et nous ne voulons pas être à court de joueurs. Aussi, nous n’étions pas très nombreux l’an passé», a dit Iadeluca pour expliquer ce recrutement un peu plus imposant comparativement aux dernières années.

Une nouvelle réalité

Parlant de la pandémie, le contexte de la COVID-19 a chamboulé la façon de faire des équipes de football universitaire du pays. Il est impossible de recevoir un joueur convoité dans leurs installations et de lui vendre l’expérience complète.

C’est aussi très difficile d’évaluer le cheminement d’un athlète quand celui-ci ne peut pas pratiquer son sport.

«Ça nous a clairement forcés à revoir la façon de faire le recrutement, a indiqué Iadeluca. Puisque nous ne pouvions pas voir les joueurs en personne, nous avons dû faire plus de recherches. Nous avons fait plus de vidéo, parlé à des entraîneurs et des coéquipiers. Nous faisions déjà ça dans le passé, mais nous l’avons fait davantage cette année.»

L’équipe des communications des Carabins a aussi été mise à profit dans les visites virtuelles et les efforts ont rapporté.

«Pour avoir visité quelques universités virtuellement, je dois être honnête et dire que Montréal était dans une classe à part, a vanté le receveur de passes des Cougars du Collègue Champlain-Lennoxville William Legault. La préparation et les efforts qu’ils ont mis se voyaient. C’était vraiment mieux que les autres places. C’est ce qui m’a rendu à l’aise et j’avais l’impression que c’était déjà un environnement familier.»

Aucune promesse

Il ne faut toutefois pas s’imaginer que les Carabins ont attiré autant de footballeurs en leur faisant miroiter du temps de jeu. Ce serait bien mal connaître Iadeluca et ses valeurs.

«Nous prônons deux éléments chez les Carabins : la famille et la compétition. Nous voulons des étudiants-athlètes qui veulent compétitionner tous les jours, a expliqué l’homme de football. S’ils font ce qu’il faut pour leur développement, le terrain va venir. Il va venir en fonction de leur ardeur au travail et de leur amélioration. Les jeunes qui choisissent de venir ici savent dans quoi ils s’embarquent et nous ne faisons jamais de promesses sur du temps de jeu.»

C’est notamment cet aspect qui a incité le demi défensif du Phénix du Collège André-Grasset Julian Nelson à choisir l’UdeM et non le Vert & Or de Sherbrooke ou de l’équipe de football de l’Université McGill.

«J’avais l’option d’aller dans un programme où j’allais pouvoir être sur le terrain rapidement ou une université où j’allais pouvoir plus me développer, mais jouer durant seulement quelques saisons», a raconté le jeune homme.

«Il y a donc un stress qui s’est ajouté quand j’ai choisi les Carabins, car je ne vais probablement pas voir du terrain bientôt. Mais le moment où je vais en voir, je vais être un meilleur joueur. Je vais être plus développé mentalement et physiquement.»

L’importance du talent local

Un élément est frappant quand on regarde la liste des nouveaux venus chez les Carabins : plus de la moitié de ceux-ci proviennent de la région métropolitaine.

«Il y a une chose dont nous sommes extrêmement fiers dans le recrutement de cette année, car nous avons réussi à garder beaucoup de talent local à la maison, a clamé Iadeluca. C’est très important pour nous que les joueurs aient un sentiment d’appartenance à leur ville et qu’ils soient fiers de jouer devant leur famille et leurs amis.»

Les Bleus ont aussi emprunté une page du livre de jeux de leurs grands rivaux.

«Cette année, il y a beaucoup de jeunes qui nous ont dit qu’ils avaient déjà participé au programme "Carabin d’un jour" et que c’était depuis ce jour-là qu’ils rêvaient de jouer pour les Carabins, a expliqué l’entraîneur. C’est ce que nous avons essayé d’implanter dans les dernières années. Je crois que c’est quelque chose qui a fait la force de Québec à travers le temps. Dans sa région, le Rouge et Or de l’Université Laval est très fortement implanté depuis longtemps. C’est super important pour nous aussi de créer ça. Nous commençons à en voir les dividendes et nous en sommes très fiers.»