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Entrevue de David Gelb: Spider-Man, le père des Power Rangers et des Transformers

Entrevue de David Gelb: Spider-Man, le père des Power Rangers et des Transformers
AFP

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Réalisateur de l’inoubliable documentaire «Jiro rêve de sushi», David Gelb se lance maintenant dans l’exploration des coulisses de Marvel. Et au menu, un regard inédit sur le Spider-Man japonais! 

«Marvel’s 616» est une série de huit documentaires (chacun réalisé par un cinéaste différent) présentée sur Disney+ à partir du 20 novembre, qui veut lever le voile sur certains aspects méconnus des créations de l’éditeur de «comics», devenu aujourd’hui le maître du box-office, ainsi que son impact sur la culture populaire.

Producteur, avec ses associés de Supper Club, de «Marvel’s 616», David Gelb explique, lors d’une entrevue à l’Agence QMI, que «l’idée de départ est venue de Marvel. Je suis un fan depuis mon enfance et nous avons sauté à pieds joints sur le fait de présenter des choses dont le public n’a pas entendu parler.»

«Les sujets de chaque documentaire ont été définis en totale collaboration avec Marvel. Nous sommes allés au siège social de Marvel à New York, avons rencontré des employés actuels et d’anciens employés pour déterminer les thématiques susceptibles d’être les plus intéressantes et les plus représentatives.»

Une araignée au Japon!

David Gelb s’est réservé le premier documentaire, «The Japanese Spider-Man», dédié, comme son titre l’indique, au Spider-Man japonais.

«Spider-Man a toujours été mon personnage de "comics" préféré. Il y a quelque chose chez lui qui représente la quintessence de Marvel. Il est tout simplement un élève d’école secondaire. Il est comme nous, il aime les sciences, etc. Il permet aux lecteurs de s’identifier à lui d’une manière qui est impossible avec Clark Kent, par exemple. Tout le monde peut être Peter Parker», dit-il.

Adaptées pour le Japon en 1978-1979, les aventures de l’homme araignée ont subi d’importances modifications de manière à plaire au public ainsi que le raconte David Gelb.

«À part le costume et le fait qu’il utilise ses pouvoirs pour aider les gens, ce Spider-Man est totalement différent. Au Japon, il tire ses pouvoirs d’un sérum qui lui a été donné par un extraterrestre appelé Garia qui s’est battu contre le professeur Monstre, lui aussi un extraterrestre, souhaitant désormais envahir la Terre. D’entrée de jeu, nous nous retrouvons dans un autre monde. Spider-Man possède un bracelet qui fait apparaître son costume, il circule dans un engin volant qui se transforme en robot géant... Tout est résolument différent!»

C’est pour rejoindre les enfants à travers des jouets que ce Spider-Man «est équipé de tous ces accessoires. Les méchants sont des monstres [...] parfois issus du folklore japonais. À cause de cette décision commerciale, Marvel a décidé de restreindre ce Spider-Man au Japon, ce qui explique le secret entourant la série télévisée japonaise.»

«Aujourd’hui, le public est prêt à découvrir Spider-Man d’une nouvelle manière. Comme on l’a vu avec "Spider-Man: dans le spider-verse", il est possible d’avoir plusieurs versions du même superhéros sans qu’elles entrent en concurrence les unes avec les autres», souligne-t-il.

«En regardant la série japonaise, les fans verront des choses qui leur sont très familières. À la fin de chaque épisode, le méchant se transforme en une version géante de lui-même. Spider-Man doit alors faire apparaître son aéronef qui se transforme en robot qu’il manœuvre et détruit le méchant en lui lançant son épée magique. Si l’on regarde attentivement, c’est semblable aux Power Rangers, or le Spider-Man japonais est antérieur! La série montre également l’un des premiers robots transformables. Un partenariat entre Marvel et Toei, le producteur japonais, a donné naissance à une bande dessinée appelée "The Shogun Warriors" qui, ultimement, est devenue "Transformers".»