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Des honneurs et un vase de cristal

Corey Conners a signé la meilleure performance canadienne sur l’Augusta National

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Photo AFP Le Canadien Corey Conners a multiplié les oiselets sur les allées de l’Augusta National en route vers une carte de 65.

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AUGUSTA | Corey Conners a connu une grosse journée, samedi, sur l’Augusta National. Il a enregistré le meilleur score canadien au Tournoi des Maîtres et ramènera en prime, dans ses valises, une pièce de collection. 

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Auteur d’une deuxième carte de 65 (-7), il a inscrit le plus bas pointage de la seconde ronde du Tournoi des Maîtres qu’il a complété en matinée en faisant se succéder les oiselets. 

Aucun Canadien n’avait réussi pareil exploit depuis 1934. Mike Weir, lors de sa victoire en 2003, Stephen Ames, Dave Barr, Al Balding et Stan Leonard avaient tous déjà joué 68 (-4). 

« C’est vraiment un honneur d’avoir réalisé cela compte tenu des golfeurs du Canada qui sont passés par ici. C’était une ronde agréable. Probablement ma meilleure en carrière, a-t-il témoigné, fier de lui. J’espère pouvoir répéter le coup dans le futur. »

Et comme le veut la tradition, celui qui enregistre le meilleur score reçoit un sublime vase de cristal à l’effigie du club. 

« L’an dernier, j’avais réussi un aigle en première ronde, ce qui m’avait valu aussi des verres en cristal. Je viens donc de gagner le vase pour compléter l’ensemble », a relaté l’Ontarien de 28 ans, sourire en coin, qui ne connaissait pas sa récompense. 

Sa conjointe Malory, qui le suit pas à pas cette semaine, était impatiente de découvrir la surprise. Amateur de vin, Conners n’avait toutefois encore aucune idée de ce qu’il pourrait y verser une fois de retour à la maison. 

Confiance et énergie

Au-delà des honneurs et de la récompense, le golfeur a gagné en confiance sur ce mystérieux parcours, où il n’avait joué qu’une fois sous la barre des 70. C’était lors de sa participation à titre d’amateur en 2015. Il répondait ainsi à un baptême de feu de 80, la veille.

« Ce 65 m’a donné énormément de confiance. J’ai compris qu’il est possible d’afficher un bon score ici si on suit le plan. C’est un grand avantage et une poussée d’énergie incroyable. Je suis beaucoup plus à l’aise. »

Conners n’a toutefois pas répété l’exploit en reprenant aussitôt le départ de la troisième ronde en enchaînant avec une carte de 71 (-1). Des bogueys à ses deux derniers trous l’ont fait reculer au 15e rang avec un dossier cumulatif de -6. Il lorgnait le top 10. Évidemment déçu de cette conclusion, il a préféré résumer sa journée en réfléchissant à ses exploits. 

S’il devait se hisser dans le top 12 dimanche, il assurerait sa présence à l’édition 2021. Il vise cet objectif, mais vise surtout à terminer en beauté.

Souvenir impérissable 

Le sympathique Ontarien n’était pas encore âgé de 23 ans lorsqu’il a reçu sa première invitation à participer au Masters. Ayant encore l’étiquette d’amateur accolée à son nom, il s’est présenté à la barrière du club sur Washington Road plus de trois mois avant le tournoi afin d’étudier le parcours et de réaliser une partie de son rêve. 

« J’étais impressionné par la beauté de l’endroit. Je m’en souviens encore très bien. Il n’y a aucune façon de décrire ce sentiment tellement c’est spécial et magique. »

« J’étais si excité. J’ai grandi en regardant Mike Weir gagner. C’est ce qui m’a fait aimer le jeu et motivé à en faire une carrière. Jouer ce tournoi comme amateur à l’époque était incroyable. » 

Cinq ans plus tard, le nom du Canadien apparaît au tableau principal, dans le top 15. 

Un étalon épouvantable  

Selon ses propres termes, Phil Mickelson est « un puissant étalon » depuis les tertres cette semaine au Masters. L’étalon déraille toutefois sur les verts. Un vrai pied. 

Le triple champion du veston vert qui en est à sa 28e présence à Augusta est incapable de s’adapter aux surfaces. « C’est complètement horrible », a-t-il témoigné après la deuxième ronde, croyant qu’il pourrait régler les problèmes en prévision du week-end. 

La mission a échoué, car avec une moyenne de 32,04 roulés par ronde après 54 trous, la pire de sa carrière au Tournoi des Maîtres, il a connu une autre pénible journée, samedi, sur des verts de plus en plus rapides. Il en a effectué 36, entre autres en raison de deux surfaces où il a exécuté deux terribles trois roulés.  

En remettant sa troisième carte de 79 (+7), Lefty n’avait plus assez de figures dans son sac pour l’illustrer. Elle était marquée de six bogueys, un triple boguey et 2 oiselets. 

Plutôt que de se diriger vers le sommet du tableau, il a dégringolé tout au bas, avec un dossier de +2.