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L’année de Brian Flores

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Photo d'archives, AFP Brian Flores a ramené les Dolphins vers la voie de la respectabilité après des années sans éclat à Miami.

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Bien des choses peuvent encore altérer le cours de la deuxième moitié de saison qui s’amorce, mais, jusqu’ici, la résurgence des Dolphins place l’architecte principal derrière les succès de l’équipe, Brian Flores, dans une position favorable pour être reconnu à titre d’entraîneur-chef de l’année.

Dans l’édition d’hier du Journal, je vous livrais mes choix personnels à la mi-saison pour ce qui est des joueurs qui pourraient remporter les grands honneurs individuels au terme de la campagne.

Quand vient le temps d’expliquer les succès collectifs d’une équipe, il faut aussi se tourner vers les entraîneurs. À mon avis, même si les Steelers sont invaincus sous l’excellente gouverne de Mike Tomlin, même si les Bills sont en feu sous les ordres de Sean McDermott, même si les Cardinals prennent leur envol avec Kliff Kingsbury et même si Andy Reid est toujours le gourou derrière les succès des Chiefs, il faut avant tout reconnaître le boulot colossal de Brian Flores.

Tout un revirement!

Combien ont remis en doute les efforts de reconstruction à Miami avant et pendant la saison dernière? Je m’inclus dans le groupe des coupables.

Les Dolphins avaient montré la sortie à plusieurs joueurs et, en cours de route, d’autres les ont suivis dans le portique de départ. Quand les Laremy Tunsil, Kenny Stills, Minkah Fitzpatrick et Kenyan Drake sont partis sous d’autres cieux, il devenait difficile de croire que les Dolphins pourraient gagner, ne serait-ce qu’un match ou deux.

Défaits à leurs quatre premiers matchs par une marge moyenne de 34 points, ça sentait la catastrophe. Flores a largué les derniers résistants à l’implantation de sa culture et les Dolphins ont étonné en devenant compétitifs, récoltant cinq victoires au passage.

Déjà, en seulement huit matchs en 2020, ce total est égalé. Que de chemin parcouru!

Flores, qui n’a jamais hésité à poser des gestes audacieux en faisant fi de l’avis des observateurs, est en voie de gagner son pari. En plus de leurs succès actuels, les Dolphins continueront de garnir leur banque d’espoirs avec quatre autres choix lors des deux premières rondes du prochain repêchage.

Sur le terrain, les Dolphins sont métamorphosés par rapport à 2019. Sur le plan des points marqués, ils sont passés du 25 au 10e rang. Pour ce qui est des points accordés, le bond est encore plus saisissant, du 32e au quatrième rang.

Vers les séries?

La grande question est maintenant de savoir si les Dolphins obtiendront leur billet pour les séries. Si la saison prenait fin maintenant, ils y seraient pour la troisième fois seulement depuis 2002, à titre de septième équipe dans la conférence américaine, selon le nouveau format.

Voilà qui s’avérera un facteur déterminant quand viendra le temps de statuer sur le titre d’entraîneur-chef de l’année. Après tout, dans sept des 10 dernières saisons, le lauréat de cet honneur a guidé son équipe en séries après que celle-ci y a échoué la saison précédente.

Flores s’est amené à Miami après son passage comme coordonnateur défensif chez les Patriots. Même si Bill Belichick est reconnu par plusieurs comme le plus grand entraîneur-chef de l’histoire, ses disciples ont la plupart du temps peiné à percer comme pilotes dans la NFL après leur séjour en Nouvelle-Angleterre.

Flores fait tout pour briser le moule.

5 points à surveiller 

1. TAGOVAILOA CONTRE HERBERT

Tua Tagovailoa a été choisi au cinquième rang du dernier repêchage par les Dolphins, tout juste devant Justin Herbert par les Chargers. Le duel entre les deux équipes aujourd’hui marquera la septième fois dans l’histoire où deux quarts-arrières recrues choisis dans le top 6 au repêchage s’affrontent. Kyler Murray contre Daniel Jones (2019), Jameis Winston contre Marcus Mariota (2015), Tim Couch contre Akili Smith (1999), Peyton Manning contre Ryan Leaf (1998), Drew Bledsoe contre Rick Mirer (1993) et Jim Plunkett contre Dan Pastorini (1971) ont été les autres.


2. FESTIVAL OFFENSIF

Le duel entre les Cardinals et les Bills s’annonce captivant, notamment en raison du jeu des deux quarts-arrières. Kyler Murray, des Cardinals, est en voie de devenir le premier de l’histoire à connaître une saison de plus de 4000 verges par les airs et plus de 1000 au sol, s’il maintient la cadence actuelle. Autant Murray que son vis-à-vis Josh Allen totalisent chacun 24 touchés (passe et course).


3. PAS D’AVANTAGE

En début de saison, on spéculait sur le fait que l’avantage du terrain semblait disparaître en temps de pandémie, dans des stades vides ou dégarnis qui n’ont rien de l’environnement hostile habituel pour les équipes visiteuses. À ce jour cet automne, ces mêmes équipes visiteuses montrent une fiche globale de 68-65-1. Depuis la fusion de la NFL en 1970, jamais les équipes locales n’ont terminé une saison avec une fiche cumulative négative.


4. LE MONSTRE GARRETT

L’ailier défensif des Browns Myles Garrett est le comeneur dans la NFL avec Aaron Donald pour les sacs du quart avec neuf. S’il en réussit au moins un autre face aux Texans, il atteindra pour la troisième fois en autant d’années le plateau des 10. Seuls quatre autres joueurs ont réussi le coup avant 25 ans, soit Derrick Thomas (1989-91), Dwight Freeney (2002-04), Shawne Merriman (2005-07) et Robert Quinn (2012-14).


5. LES TOUCHÉS DE COOK

Dalvin Cook, des Vikings, domine chez les porteurs de ballon avec 858 verges au sol et 12 touchés. Celui qui sera en action demain soir face aux Bears a inscrit au moins un touché dans chacun de ses sept premiers matchs. Il tentera de devenir le quatrième porteur seulement dans l’histoire à marquer un touché à ses huit premiers matchs. Il rejoindrait ainsi Lenny Moore (Colts, 1964), John Riggins (Washington, 1983) et George Rogers (Washington, 1986).