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Les conservateurs prônent la ligne dure contre la Chine

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Le nouveau chef du Parti conservateur du Canada, Erin O’Toole, estime que le fédéral doit être plus ferme face à la Chine.

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C’est pour cette raison que sa formation compte présenter une motion au Parlement demandant au gouvernement canadien de bannir Huawei pour interdire ce géant technologique chinois de participer à l’élaboration d’un système 5G au pays.

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

«On ne peut plus se fermer les yeux», a dit le chef conservateur à propos de l’autoritarisme de Pékin en Chine, mais aussi face aux pays étrangers lors d’une entrevue diffusée dimanche par Global. Il a souligné que des Canadiens d’origine chinoise font l’objet d’intimidation au Canada par le gouvernement communiste chinois.

«Le monde démocratique regarde le Canada pour voir si M. Trudeau va finalement se montrer sérieux avec la Chine d’un point de vue de la sécurité, des droits de la personne et du commerce, ou va-t-il encore avoir une admiration naïve pour la dictature de base», a mentionné Erin O’Toole lors de cet entretien.

Les relations entre le Canada et le régime communiste chinois se sont envenimées à la suite de l’arrestation à Vancouver de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, le 1er décembre 2018 à la demande des États-Unis où elle est soupçonnée de fraude.

À la suite de cette interpellation, deux Canadiens ont été arrêtés en Chine pour espionnage. Michael Kovrig et Michael Spavor croupissent en prison depuis environ 700 jours dans des conditions de détention extrêmement difficiles, tandis que Mme Wanzhou est en liberté surveillée pendant qu’elle conteste son extradition vers les États-Unis.

Depuis, la Chine a pris des mesures de représailles, notamment en bloquant les exportations de porcs et de canola du Canada. Des menaces diplomatiques ont aussi été exprimées, afin de forcer Ottawa à libérer la fille du fondateur de Huawei.

Erin O’Toole estime qu’Ottawa devra miser sur ses alliés comme les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, si Pékin sévit plus durement contre le Canada.