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Réinventer l’école, encore...

GEN-CONFÉRENCE-SANTÉ
Photo d'archives, Agence QMI Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, en conférence de presse à Montréal, le 5 octobre dernier.

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Il y a deux semaines, François Legault jugeait impensable de prolonger le congé scolaire à Noël. Voilà qu’il l’envisage.

Décidément, la pandémie a raison de toutes les certitudes.

Faut-il le rappeler, le tiers des écoles du Québec sont touchées par la COVID-19.

Surtout, l’imposition du masque et les classes en alternance en 3e, 4e et 5e secondaire n’ont pas suffi à endiguer la contagion.

Tant que la COVID-19 fera des ravages dans la communauté, elle s’infiltrera dans nos écoles à la même vitesse.

La question se pose : l’heure n’est-elle pas venue de retourner à la table à dessin ?

La tête dans le sable

D’ailleurs, la « crise de la ventilation » est révélatrice.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, se défend d’avoir été négligent. Dès le 29 juin, il a demandé un état des lieux aux centres de services, il leur a rappelé leurs devoirs en septembre. 

Finalement, ce n’est qu’à la fin du mois qu’on aura un portrait réel de l’état de la ventilation dans les écoles.

Vivement le sentiment d’urgence !

Or, le ministre renvoie la balle aux centres de services. L’argent est là, c’est à eux d’agir. 

Pendant ce temps, les centres de services sont débordés, les directions d’école gèrent l’impossible. 

Pourquoi personne n’a pensé à acheter des purificateurs d’air portatifs comme le recommande Québec solidaire ? 

Pas nécessaire, martelait le Dr Horacio Arruda, malgré les avis de l’OMS confirmant que la COVID-19 se transmet par voie aérienne. 

Et le principe de précaution, lui ? Surtout quand Ottawa propose de payer la note ?

On a l’impression de rejouer dans le film des CHSLD version deuxième vague.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Une pause pour mieux repartir 

On pourrait refaire le même exercice sur les demi-classes, le masque obligatoire dès la 4e année et j’en passe.

La pandémie semble progresser trop vite pour les capacités d’adaptation des gouvernements !

C’est là que l’idée d’une pause prolongée à Noël semble intéressante.

Une véritable « mise à niveau » pour permettre au réseau de l’Éducation de tirer des leçons de l’automne et mettre en œuvre un nouveau plan face à la COVID-19.

Les parents qui devraient prendre congé bénéficieraient d’ailleurs de la prestation fédérale pour proches aidants de 500 $ par semaine.

Avec une telle approche, le ministre ne réussirait peut-être pas à remettre complètement le compteur à zéro dans nos écoles, mais au moins il mettrait les chances de son côté.

Comme le disait Albert Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. »