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Stroll frustré

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Photo AFP Lance Stroll.

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Lance Stroll n’a pas caché son mécontentement et surtout sa frustration après avoir mené les 36 premiers tours du Grand Prix de Turquie disputé dimanche au circuit d’Istanbul.

Le pilote québécois qui, pour la première fois de sa carrière en F1 s’élançait de la position de tête, a vu son avance confortable de dix secondes s’effriter avant la mi-course, en raison d’une dégradation mystérieuse et prématurée des pneus intermédiaires de sa Racing Point.

« C’était totalement ridicule, a-t-il fait savoir sur les ondes du réseau britannique Sky Sports. Je ne comprends pas comment cette situation s’est produite, alors que l’autre voiture [celle de son coéquipier Sergio Pérez] n’a pas souffert du même problème. 

« Il va falloir se pencher là-dessus. Il y a sûrement une explication. Terminer neuvième alors que vous menez la course après plus de 30 tours est très frustrant. »

Pas un tour de plus

Pérez, lui, avait très hâte que la course se termine. Son dernier tour a été plutôt chaotique, cédant même la deuxième place à Charles Leclerc pendant quelques mètres avant de reprendre son dû avant de croiser le fil d’arrivée.

« Je suis convaincu, a dit le vétéran mexicain, qu’un tour supplémentaire et mes pneus auraient explosé. Je suis heureux du résultat et de la bonne stratégie adoptée par mon équipe.

Contrairement à Stroll, Pérez n’a effectué qu’un seul arrêt au puits de ravitaillement, comme le vainqueur d’ailleurs, Lewis Hamilton.

« Il fallait jouer de prudence au fur et à mesure que la piste s’asséchait. Mais nous y sommes parvenus, même si nos chances de victoire étaient pratiquement nulles tellement Lewis était trop fort. »

Cette deuxième position, qui représente son neuvième podium en carrière et son premier en deux ans, n’a toutefois rien changé au statut de Pérez qui n’a toujours pas de volant pour la saison prochaine.

Immédiatement derrière lui, s’est pointé un certain Sebastien Vettel, à trois dixièmes de seconde de celui qu’il remplacera l’an prochain aux côtés de Lance Stroll. Certains diront que le quadruple champion du monde n’a pas voulu risquer l’accident avec Pérez, de peur d’offusquer son futur employeur. Ça, on ne le saura jamais.