/sports/golf
Navigation

«TinCup» Woods s’enfarge et se relève

GLF-MAJ-SPO-UMG-THE-MASTERS---FINAL-ROUND
Photo AFP Dure journée pour Tiger Woods.

Coup d'oeil sur cet article

AUGUSTA | En passant par le Amen Corner, dimanche, Tiger Woods a pris des airs de « TinCup », personnage de l’univers du monde du golf incarné par Kevin Costner dans le film du même nom sorti à l’affiche en 1996. 

• À lire aussi: Obstacle de taille devant Smith

• À lire aussi: Dustin Johnson impérial

• À lire aussi: Une leçon du vétéran Langer

• À lire aussi: Des honneurs et un vase de cristal

À la différence que le champion en titre ne s’est pas entêté à réaliser un coup parfait pour épater la galerie et qu’il n’était plus dans la lutte au sommet du tableau. 

Le Tigre a écrit à sa carte un désastreux pointage de 10 coups sur la normale 3 de 155 verges du 12e fanion. Non, n’ajustez pas vos lunettes, c’est le bon score. Sans jeu de mots, « Golden Bell » lui a sonné les cloches.

Il a envoyé pas moins de trois balles dans le « Rae’s Creek », dont l’une depuis la fosse derrière le vert. 

Il s’agit de son pire score depuis le début de sa carrière professionnelle. Selon les données du circuit de la PGA, son triste record précédent remontait à 1997 alors qu’il avait inscrit un 9 lors du Memorial.

« Je me suis engagé sur une mauvaise impression du vent. Il soufflait depuis la droite et soudainement, il a changé de direction. J’ai aussi poussé la balle, a-t-il raconté. J’ai après gagné plus d’expérience avec la “Rae’s Creek”. »

Au 12e, la palme du pire score revient toutefois à Tom Weiskopf. Il y avait inscrit un 13 en 1980.

Conclusion endiablée

Après ce cauchemardesque passage, Woods a retroussé ses manches de brillante façon. 

Il a cumulé cinq moineaux à ses six derniers trous, n’exécutant que 20 coups en direction du pavillon. Il a finalement signé une carte de 76 (+4), bonne pour une égalité au 38e rang. 

« Ce qui s’est produit fait partie de notre sport. On s’y sent parfois seul. Personne ne peut te sortir d’embarras. Il faut se battre. C’est ce qui rend ce jeu si unique et difficile psychologiquement. Nous y sommes tous passés à un moment ou un autre. Il faut savoir penser au prochain coup. C’est ce que j’ai fait. »