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«Un énorme accomplissement»

Vettel a été le premier à aller féliciter Hamilton après la course

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Photo AFP Dès la fin de la course, le pilote allemand Sebastian Vettel a fait preuve d’une grande classe en se dirigeant tout de go vers le bolide de Lewis Hamilton pour lui offrir ses félicitations.

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À l’issue du Grand Prix de Turquie, Sebastian Vettel s’est empressé d’aller féliciter son rival Lewis Hamilton pour son septième championnat du monde.

« C’est fou, a dit le pilote allemand, lui-même titré à quatre reprises en F1, de réaliser un tel exploit. C’est un énorme accomplissement. Je suis d’autant heureux d’avoir partagé la piste avec lui ces dernières années et je tenais à être le premier à lui rendre hommage ».

Après la course, on a bien vu Vettel quitter sa Ferrari, qu’il a menée au troisième rang à Istanbul, rejoindre Hamilton et lui adresser la parole alors que le Britannique était encore assis dans sa Mercedes 

« Je lui ai dit que c’était spécial pour nous tous de voir l’histoire s’écrire à nouveau grâce à lui, a expliqué Vettel. Chaque époque a ses pilotes et Lewis est le nôtre. »

Une victoire inattendue

Malgré une sixième place sur la grille de départ, Hamilton a su tirer son épingle du jeu pour remporter une 94e victoire en F1, trois de plus que Schumacher qui détenait le record quand la saison s’est amorcée en juillet.

« C’est la marque d’un grand champion, d’indiquer Vettel. En toute honnêteté, c’est une course qu’il n’aurait pas dû gagner, mais il l’a fait quand même. Que demander de mieux ?

« Il a réalisé quelque chose d’unique et il mérite tout ce qui lui arrive. »

Parlant de Ferrari, elle a obtenu en Turquie sa meilleure récolte de points (27) en 2020 quand ses pilotes, Vettel et Charles Leclerc, ont rallié l’arrivée en troisième et quatrième positions respectivement.

Cette performance inespérée a été obtenue sans la présence du patron de l’équipe, Mattia Binotto, qui avait fait l’impasse sur le Grand Prix de Turquie. Les mauvaises langues diront qu’il devrait rester à la maison plus souvent...

Merci Sergio !

Au risque de nous répéter, que serait l’écurie Racing Point sans Sergio Pérez ? Brillant deuxième en Turquie, le Mexicain occupe maintenant la quatrième place au classement des pilotes (derrière l’intouchable trio de Hamilton, Valtteri Bottas et Max Verstappen) malgré le fait qu’il a dû rater deux courses cette année après avoir contracté la COVID-19.

Mais plus encore, sa contribution permet à l’équipe dirigée par Lawrence Stroll d’occuper seule la troisième place au championnat des constructeurs. Pérez n’a toujours pas de volant pour la saison 2021 puisque son baquet sera confié à Vettel au sein de cette écurie qui sera rebaptisée Aston Martin.

Mais cette rumeur, fortement alimentée en Turquie, de le voir seconder Verstappen chez Red Bull l’an prochain pourrait bien se concrétiser. Et c’est sans doute son seul espoir de poursuivre sa belle aventure en F1. 


Nicholas Latifi, l’autre Canadien engagé à temps plein en F1, ne gardera pas un bon souvenir du Grand Prix de Turquie. Au volant de sa capricieuse et peu compétitive Williams, le Torontois a connu un parcours brouillon marqué par quelques dérapages et un accrochage avec Romain Grosjean qui a signifié son abandon au 40e tour.